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Journal de Bord : De LA (Californie) à LV (Nevada)

 

Mes petits amis, le glamour n’est pas au rendez-vous dans ce magnifique désert qu’est la route qui va de Los Angeles à Las Vegas, c’est sec, il fait 35°c à l’ombre et c’est pauvre. Néanmoins cette route est nécessaire à pas mal de voyageurs qui veulent visiter l’est de la Californie et se rendre à Las Vegas.

 

Nous avons tout d’abord fait une halte à Acton : petite bourgade du nord de Los Angeles au bord d’une voie ferrée. Le camping est habité par pas mal de marginaux et de retraités qui vivent au camping toute l’année et trouvent chaque jour de nouveaux touristes avec qui discuter. L’un des petits vieux nous demande si on reviendra l’année prochaine… pas sûr. La nuit a été éprouvante puisque les klaxonnes de train ainsi que des hurlements de lions sont venus perturber notre sommeil. Et oui, en plus de la voie ferrée, nous voilà à côté d’une réserve de lions en rut. Allez on décampe direction Barstow à côté du village fantôme de Calico. Ce village a été abandonné en 1913 (à la fin de la ruée vers l’or) et tout a été réaménagé pour garder l’esprit des mines et les employés y sont habillés à la mode de l’époque. On peut également rechercher des pépites et visiter les mines avec un petit train.

 

Pour quelques dollars ça vaut le coup de faire la halte et de se plonger dans cette l’époque.
Mais l’heure de faire les bagages et le ménage a sonné, nous disons au revoir à RV dès demain. Il aura finalement bien tenu le coup même si c’est probablement son dernier voyage. On le quittera quand même avec un petit pincement au cœur qui devrait vite s’effacer lorsque nous retrouverons un vrai lit et peut être même une baignoire dans l’hôtel Paris de Las Vegas. On vous laisse, la clim et le four viennent de lâcher, pas sûr qu’on le ramène entier le Vévère !

 

Journal de Bord : De Monterey à Mickey

Nous venons de passer une semaine sur la Californie State Route 1 qui longe la côte Pacifique entre San Francisco et Los Angeles. C’est l’heure des retrouvailles avec un temps radieux, la chaleur et la nature. Nous avons tout d’abord visité Monterey, belle petite ville hispanique avec des missions (avant-postes religieux espagnols du XVIIIème siècle) à tous les coins de rues. Très belle ambiance colorée et festive avec en bonus un Fisherman’s Wharf (ponton de pêcheurs) avec des lions de mer en pagaille.

Nous avons poursuivi notre visite avec la ville de Carmel : huppée, chic avec un petit air d’Italie et de France, on est clairement dans une autre Amérique (encore une !) que nous n’avions pas encore vu jusque là.

Entre Monterey et Big Sur, nous longeons une corniche haut perchée avec une vue à couper le souffle et des dizaines de points de vues aménagés qui permettent d’admirer l’Océan s’écrasant contre les rochers. Les routes sont, par contre, peu évidentes pour notre bon vieux RV qui en bave à chaque virage (et Pedro par la même). Nous arrivons à Big Sur un week-end, et nous qui rêvions de soleil après notre semaine mitigée nous retrouvons dans une forêt épaisse qui laisse à peine passer les rayons du soleil. Les campings sont surchargés mais nous trouvons tout de même une petite place au bord d’une rivière ; ambiance garantie : une armée de grand sportifs qui sortent la tente pour le week-end, des feux de camps dans tous les coins et des filles en mini-short de running, prêtent pour la rando dés 8h du matin alors que je mange mes Fruit Loops.Le lendemain direction San Simeon, on descend d’un cran niveau altitude et on roule au raz des plages. J’aperçois sur un rocher une tripotée de grosse bête type phoque, 200 mètres plus loin ce sont des milliers d’éléphants de mer qui se font bronzer et batifolent dans l’eau ! Une vision incroyable et très émouvante (même si au premier abord ils ont l’air globalement morts) .

Arrivés à notre camping de San Luis Obispo, notre voisin de RV (qui finira par nous offrir de la viande au bbq, des brownies,…mais c’est une autre histoire) nous conseille d’aller chez le fermier d’à coté pour acheter de la tarte aux blueberries. Ce que nous ne savions pas c’est que le fermier en question vend a peu près tout ce qui existe dans une ferme (fruit, légumes, lait, oeuf, viande,…) et qu’en cette période pre-Halloween il vend des milliers de citrouilles et propose animations, tours de tracteur, cueillette dans les champs, pause café, visite des animaux de la ferme… Milan s’est vraiment éclaté et a pu faire son premier tour de tracteur dans la paille. Une expérience très intéressante pour nous car nous avons pu prendre conscience de l’importance de cette fête dans ce pays et surtout nous amuser en regardant les familles débattre sur le choix de « the pumpkin » comme nous le ferions pour notre sapin de Noël.

La suite de notre périple s’est poursuivie jusqu’à Santa Barbara (ça y est vous avez la chanson dans la tête ?). Forcément les gens sont chics, un peu « m’as-tu-vu » (la fille en mini-short de running est toujours là, j’abandonne les Fruit Loops), mais la ville est très jolie avec un pier aménagé et une grande rue piétonne. Etant donné le prix sur la côte, on dormira dans un camping dans les terres au milieu des paons (et oui on avait pas encore fait ça comme animal !).
Nous quittons la Highway 1 direction Los Angeles (californie) et surtout le Parc de Disneyland où nous avons réservé une surprise pour le plus petit de l’équipe qui nous a suivi dans notre aventure jusque là et qui a bien mérité sa rencontre avec Mickey.

Journal de Bord : San Francisco et la Silicon Valley

Ça y est, nous entamons la dernière partie de notre voyage et rejoignons pour un temps l’itinéraire que nous avions initialement prévu. Après une petite escale dans le Old Town de Sacramento nous voici enfin sur le fameux Golden Gate Bridge ! Et bien on a beau déjà l’avoir vu et revu à la télé et même pendant notre premier voyage de 2008, on peut dire qu’il en impose. Il est tout simplement immense, Pedro n’a d’ailleurs pas tellement apprécié le paysage, occupé à conduire RV au milieu d’une deux fois quatre voies.
La traversée de ce pont nous amène tout droit sur le parc Presidio (Que les fans de Metallica doivent connaitre) et son point de vue sur la baie : superbe !

 

Pendant notre dernier séjour à San Francisco, nous avions visité China Town, Market street et la Coït Tower. Cette fois-ci, et étant donné le peu d’appétence pour les visites du plus petit du groupe, nous comptons nous atteler au reste. Notre première visite sera le Golden Gate Park. Habitués du Parc de la Tête d’Or, les grands parcs ne nous font pas peur sauf que celui-ci fait à peu près le double en superficie ! Quelques kilomètres de marche et nous voilà au Japanese Tea Garden, un jardin traditionnel Japonais avec temples, bouddha, jardins zen et carpes multicolores. L’ambiance est tout à fait apaisante et les petites douceurs servies dans la maison de thé finissent le tableau.

Nous avons pu également faire une petite halte au Alamo Square et voir les fameuse « Painted Ladies » pendant que Milan testait les toboggans dans un des parcs les plus photographié au monde, la classe !

Pas facile de se garer et de circuler avec RV dans ces collines étroites mais nous avons tout de même poursuivi notre visite dans un quartier à l’autre bout de la ville : Fisherman’s Wharf . Plusieurs quais du port ont été aménagés pour les sorties et les touristes ce qui en fait un quartier animé et sympa pour déjeuner. On a d’ailleurs pu gouter la spécialité du coin : le Clam Chowder, sorte de soupe de poisson ou de crabe dans un pain rond : Yummy ! Les Sea Lions étaient également au rendez-vous sur le Pier 39, c’est assez impressionnant de les voir se prélasser au milieu de toute cette agitation !

Le temps étant bien mitigé comme souvent à San Francisco, nous nous sommes dirigés vers le sud en passant par Moutain View et le fameux siège de Google au milieu de la Silicon Valley. Les bâtiments s’étalent sur des kilomètres et les salariés se baladent en vélo aux couleurs du moteur de recherche, PC portable sans protection direct dans le panier. Vision assez paradoxale de cette société – colonie de vacances pour grands enfants en vélos multicolores alors qu’au quotidien, le travail avec leurs outils et leurs managers est des plus rigoureux. Comme quoi le ludique ne tue pas la productivité!

Hasard du calendrier, nous traversions Palo Alto (où se trouve notamment le siège social de Facebook) en ce matin du 5 Octobre, pendant qu’à quelques centaines de mètres de là, dans la maison d’un certain Steve Jobs venait de se produire le triste événement qui allait agiter les médias quelques heures plus tard… RIP Mr Jobs, notre route à nous continue et en direction du sud, dans la baie de Monterey.

Journal de Bord : Lassen Volcanic N.P.

Ces derniers jours ont été plutôt paisibles puisque sur la route entre l’Oregon et la Californie, nous avons décidé de modifier encore notre itinéraire pour aller visiter le Lassen Volcanic National Park, un parc situé au Nord de la Californie, très loin des sentiers battus et des bus de retraités de l’US Army.

Ce parc est plutôt inconnu pour un National Park (nous n’avons d’ailleurs trouvé qu’une seule ligne dans notre guide), et pourtant : Un volcan « endormi » depuis 1915 culminant à 3200m et au sommet enneigé, de magnifiques forêts de pins, des dizaines de petits lacs, des « trous qui pues » dus à la zone hydrothermale très active, des campings primitifs au milieu de la forêt,… Un Yellowstone miniature, sans les touristes, mais avec de grosses randonnées (il faut compter 2 à 6 heures pour la plupart des trails.)

Milan a d’ailleurs fait une très belle rencontre lors de notre trail autour du Manzanita Lake avec de petits commentaires digne d’un Ranger expert de la faune locale : « Biche ! Retourne dans ta cabane ! », lorsque celle-ci s’est approché de lui, ainsi qu’un « l’ai où sa maman ? » (oui dans la tête d’un enfant de 2 ans on ne se déplace que par groupe de 3, avec son Papa et sa Maman)

 

Bref encore un détour qu’on ne regrettera pas. Maintenant direction San Francisco, mais vous n’êtes pas à l’abri de nous retrouver dans le Kentucky dans 3 jours !

Journal de Bord : La côte de l’Oregon

Après cinq jours à parcourir la côte de l’Oregon, on peut dire que nous en avons pris plein les yeux ! Tout d’abord devant Cannon Beach qui nous est apparu avec un grand soleil et une petite brume autour du fameux Haystack Rock. Une vision assez magique qui nous a retenu deux jours sur cette simple plage. Lundi, nous avons repris la route le long de la côte et sommes passés jeter un oeil aux Three Capes Loops où nous avons pu nous garer et déjeuner au raz des vagues sur la plage. Nous avons ensuite atterri, un peu par hasard au Beverly Beach State Park, et là encore une très bonne surprise : une épaisse forêt de pins géants, d’énormes fougères et une rivière à saumons donnant droit sur le Pacifique. Du coup une nuit au calme et un trail dans cette forêt luxuriante de bon matin pour nous redonner du courage pour la suite de l’aventure.
Nous avons fini cette partie du parcours par la route côtière, non sans peine car les bourrasques de vent et une route un peu pourrie ont eut raison de nos placards et un pot de sauce tomate de un gallon (standard local) et un de vinaigre balsamique dans nos 15m² d’espace de vie ! Gros carnage !
Faute de trace de baleine pour le moment, nous avons décidé d’aller visiter les Sea Lion Caves (plus grande grotte aux phoques au monde) et à l’arrivée, nous voyons que sur la caméra de surveillance qui filme la grotte, il n’y en a aucun.
Julie : « Pourquoi les phoques ne sont pas là ? »
La dame : « Ils sont tous allés manger. »
Julie : « Ah super on va attendre, et ils reviennent quand ? »
La dame : « En novembre ou décembre… »
Bref, pas facile d’observer la faune sous-marine du coin à notre période, il faudra revenir cet hiver, dommage, mais pour remonter le moral des troupes direction Florence pour un resto bien mérité. A première vue le lieu fait un peu désertique et abandonné mais l’odeur de fish & chips a tôt fait de nous attirer dans ses filets (blague de pêcheur). Après ces quelques jours iodés et humides, nous repartons en direction de la Californie, très contents de cette semaine en Oregon et de nous être lancé à travers l’Idaho pour arriver ici.

Journal de Bord : Portland et ses environs

 

Après trois jours de routes à travers l’Idaho et la partie Est de l’Oregon nous crions enfin « terre » à la vue d’une rivière : nous entrons sur la Historic Road 30 qui longe Columbia Gorge River. On s’arrête devant plusieurs barrages avec vues sur le Mont Hood enneigé, qui semble sortir de nulle part. Une halte de deux jours à Troutdale (banlieue Est de Portland) nous a permis de visiter Multnomah Falls qui est la deuxième plus haute cascade des Etats-Unis. On visite par un petit trail bien sympa, ça sent les pins et ça brumise un peu mais avec les 30° ambiants on est bien. Cette petite halte est également l’occasion de faire fumer la carte bleue dans les Outlets voisins (à $40 le jeans Levi’s et $30 les Converses, on se lâche.)

 

Le lendemain nous voilà sur la route pour la côte Pacifique avec quelques heures à passer à Portland. On ne savait pas trop à quoi s’attendre donc grosse surprise en découvrant une ville à la croisée de San Francisco pour l’architecture et le coté tranquille et de Lausanne ou de Brighton pour le coté Rock n’ Roll. C’est fashion, c’est bobo, des artistes et des musiciens à tous les coins de rues, des fontaines, des petits restos charmants et des baraques fast food à la Campden Town… l’atmosphère est bien résumée par la photo du jour : Keep Portland Weird. Il semble faire bon vivre ici et en tout cas c’est très agréable à visiter. On a adoré et quand c’est la surprise, c’est encore mieux !

 

Journal de Bord : Jackson Hole

Notre dernière traversée de Yellowstone (car la visite de ce GRAND parc nécessite quelques heures de conduite) nous a emmené tout d’abord à Flagg Ranch, petit complexe perdu entre les parcs de Yelllowstone et de Grand Teton. Petite étape d’une nuit ici, un burger de bison (délicieux) au resto local et nous voilà, 70 miles de montagnes plus loin, arrivés à Jackson Hole, station de ski huppée mais également petite ville de cowboys de 8000 habitants. Un mix tout à fait détonnant qui offre une atmosphère festive et originale. On a adoré flâner devant les boutiques d’art local, de fringues de sport, de chapeaux et bottes de cowboys mais aussi découvrir le marché fermier et les boutiques bio qui en font une ville tout à fait différente de ce que nous avons pu voir jusque là.
En bref une ville où l’esprit bobo-sporto-cowboy nous beaucoup a plu… Superbe ville de Jackson, comme tout le reste du  Wyoming d’ailleurs. Bye bye Jackson, bye bye le Wyoming, direction l’Idaho !

Journal de Bord : Yellowstone N.P.

Difficile de résumer presque 4 jours à Yellowstone en quelques lignes : des paysages magnifiques, des cascades, des torrents, des forêts immenses, des arbres pétrifiés, des centaines de bisons, des loups, des élans, des geysers et des fumerolles tous les 5 km, sur un territoire grand comme la Corse (oui oui !). Autant dire qu’on en prend plein les yeux, même pendant les longues heures de conduite tant la diversité de ce parc nous a bluffé. La partie Ouest du parc est recouverte de geysers, bassins colorés et fumants à l’odeur de souffre, mares de boue en ébullition,… ; à l’Est se trouve le canyon et ses cascades ainsi que de grandes vallées abritant la très dense et très sauvage faune locale. Nous aurons pas eu (pas pris) le temps d’aller voir Mammoth Spring ainsi que les alentours du lac de Yellowstone mais bon il faut bien en laisser pour la prochaine fois.

 

 

Chaque point de vue dispose d’un aménagement avec des passerelles en bois de 2 km maximum qui serpentent entre les divers sites géologiques, ce qui est bien pratique quand on voyage avec un enfant en bas âge. Petit bémol cependant (qui fera plaisir à Raphy) concernant ces aménagements « grand public » excessifs : on comprend que le Old Faithful qui crache toutes les heures depuis la nuit des temps et drainent des millions de visiteurs tous les ans, soit aménagé pour être visible de tous ; on comprend moins que la seule route du parc suive tous les sites géologiques sans exception et on est un peu outré par les personnes ne prenant même pas toujours la peine de descendre de leur bus pour faire une photo. Peut-être que laisser un ou deux sites pour les visiteurs prêts à marcher quelques heures dans la forêt pour les découvrir n’aurait pas été un luxe. Il faut tout même noter qu’avec la taille du Yellowstone N.P., même si les quelques kilomètres de routes sont très visités, il reste des centaines de kilomètres de chemins à explorer à pieds très loin des bus et très proches des ours… donc sans petit.
De notre côté cela nous a permis de profiter à fond de ces trois jours sans avoir à faire des heures de marche avec Milan sur le dos. En plus, fait rare depuis le début du voyage, il semblerait que cela ait intéressé Milan, il nous parle des « trous qui puent », des geysers et des cascades depuis 3 jours.
Petite anecdote, devant les premières fumerolles aperçues à notre arrivée (voir photo ci-dessus) :
Nous : « Regarde Milan la fumée là-bas, c’est beau hein ?« 
Milan, regardant le sable par terre :  « l’ai où ma pelle ?« 
Nos gros coups de coeurs :
– La première nuit avec pleine lune et hurlements d’une meute de loups, même dans le RV on ne fait pas les malins.
– La vallée de Hayden et ces centaines de bisons et même un coyote (ou un jeune loup) surpris en train de chasser.
– Artist Point et la magnifique vue sur Lower Falls et le Canyon de Yellowstone.
– La route en général qui suit de très belles rivières sinueuses avec pêcheurs à la mouche en bonus.

 

Les photos c’est par là.

 

Journal de Bord : Salt Lake City & Antelope Island


Quel étrange endroit que Salt Lake City : d’un coté une magnifique ville avec ses villas cossues, ses pelouses taillées à la serpette, ses batiments masqués par une cascade, son capitole, ses rivières qui coulent le long des trottoirs et ses sympathiques habitants toujours prêts à rendre service, à faire une photo ou a discuter,… de l’autre, cette irréelle impression d’être dans The Truman Show : un centre ville sans le moindre commerce, des habitants tirés à quatre épingles avec cravate de rigueur et prénom épinglé sur la veste, se baladant dans la rue le livre des Mormons sous le bras et toujours enclins à « discuter » de leur Temple ou de leur Religion,…
Un exemple pour expliquer ce double visage : La navette qui relie le camping au centre ville est gratuite et offerte par « l’Eglise de Jesus Christ des derniers jours », mais cette gratuité implique de faire un tour d’une demi heure du Square Temple avec un missionnaire. En bref une ville qui mérite d’être vue et où il doit faire bon vivre mais qui laisse une impression assez spéciale si on ne reste qu’autour du centre ville.
Utah Fair Trade

Utah Fair Trade

Cependant une petite soirée à la Utah State Fair (foire de l’Utah) nous a donné l’occasion de retrouver une Amérique plus « habituelle » ici à SLC : manèges, cochons, vente de cerceuils et de saunas, groupe de country et Corn-dog a volonté,… Milan a adoré les animaux et le toboggan géant et nous tout simplement l’ambiance Sooo American.

Antelope Island

Antelope Island

Notre périple a ensuite continué au nord de Salt Lake City, à l’Antelope Island State Park, une presqu’île au milieu du Great Salt Lake. C’est calme, la lumière est magnifique, on croise des milliers d’oiseaux en migration, des bisons (qui visitent le camping au couché du soleil), des biches, des lapins et on tombe en extase devant la vue du camping à…4$ la nuit.
Julie a pu tester la baignade dans le Grand Lac Salé et Milan a même pu y boire la tasse (« pas booonnn »). On a pris un grand bol d’air salé avant le départ pour nos deux jours de route direction Yellowstone N.P.

 

Bridger Bay campground

La camping de Bridger Bay à Antelope Island

Journal de Bord : Bryce Canyon N.P.

Nous venons de passer deux nuits dans un camping à deux pas du Rim trail qui donne sur le cirque de Bryce Canyon. Le North Campground est un camping dit primitif, sans eau, ni électricité, situé dans une forêt de pins donc bien paisible. On va chercher du bois et des pommes de pins pour le barbecue, accompagné par des chiens de prairies et des pic-verts. La température y est très douce la journée mais elle est tombée à 4°c la première nuit, on a donc fini tous les trois dans le même lit.

 

On a également pu admirer les superbes points de vues de Fairyland, Sunrise et Sunset point et se faire une petite rando dans les hoodoos : Le combo Navajo loop trail et Queen’s Garden trail. Beaucoup de descentes … et de montées, donc le sac de 15kg a pesé lourd pour Pedro. Mais bon ça valait le coup et on a pu de nouveaux compter les chiens de prairies avec Milan.

 

Pedro & Milan à l’assaut des « hoodoos »

 

Nous avions très envie de revoir Bryce qui avait vraiment été notre coup de coeur lors de notre premier voyage, l’émotion est toujours aussi intense devant ces paysages féeriques.

Le « cirque » de Bryce Canyon
Pour la suite du voyage nous avons décidé de ne pas refaire d’autres étapes en commun avec notre voyage de 2008 et pensons partir vers l’ouest (Oregon) après notre passage à Yellowstone la semaine prochaine. De plus faire de la route avec le camping-car est plus chaotique que nous le pensions, notamment pour Milan qui a du mal à dormir vue le niveau sonore du camion lorsque nous roulons. Nous allons devoir nous restreindre à de plus courtes étapes (maximum 5h) si on veut qu’il tienne la distance et ne soit pas trop dégoûté de la route. Bref des mois à préparer un parcours que nous allons chambouler tous les jours, ceux qui nous connaissent ne s’en étonneront pas…

Journal de Bord : Zion N.P.

Voilà trois jours que nous campons à Springdale au FerberRresort de Zion NP. C’est un camping bien sympa situé au bord de la Virgin River avec une petite piscine et une vue imprenable sur les montagnes rouges du parc qui entourent le site. 
Springdale est accessible via un shuttle (bus) gratuit puisque Zion est inaccessible aux voitures et on peut flâner dans les boutiques de sports et d’arts et faire quelques courses sans avoir à déplacer RV. C’est assez marrant de voir le mélange des genres, de la famille d’américain qui reste au camping toute la journée à faire des barbecues jusqu’au gars qui est pas là pour rigoler (camelback, barre de céréales et c’est partie pour 12h de grimpette). De notre côté on a pas mal flâné, fatigue du plus petit membre de l’équipe oblige, mais on s’est fait également une super rando : « Emerald pools trail ».

Au départ de Zion Lodge, on déambule au bord de la Virgin River entouré de pins et de petits écureuils, puis on arrive à la lower pool : cascade, jardins suspendus et brumisateurs géants. En grimpant un peu plus on atteint la middle pool puis la upper pool assez impressionnante avec ses falaises abruptes et ce bruit de ruissellement constant. Bien bien agréable tout ça et toujours avec la classe américaine : Rangers souriants, Shuttle gratuits qui vous posent devant les départs des trails, et la fameuse blague du sac à dos de Milan qu’on a déjà entendu une dizaine de fois « Could you carry me like this ? » Bref, notre entrée en matière dans les parcs nationaux nous donne très envie de découvrir la suite. Départ demain pour Bryce Canyon via Cedar City et la Dixie Forest.

Journal de Bord : Las Vegas

Que dire des ces quatre jours passés à Las Vegas : Le contraste !
Tout ce que nous avions aimé de cet endroit lors de notre voyage de 2008 (une des villes que nous avions préféré) nous apparaît aujourd’hui plus terne. Nous ne nous étions arrêté que quelques heures la dernière fois, avions été très impressionnés par les magnifiques extérieurs des hôtels, avions profité des adresses de standing et de leurs piscines (Bellagio), avions joué 3min aux machines à sous pour gagner 150$, et nous étions amusé de la débauche ambiante qui règne ici.
Cette fois nous nous retrouvons avec un enfant, à tenter de lui masquer cette même débauche, dans un hôtel vieillissant (Luxor) et sommes confrontés à l’arrière des façades, à savoir, des hordes de touristes qui mangent à « volonté » (ce mot prend tout son sens ici) des plats bien gras-gras et surtout qui boivent des litres et des litres de sodas et autres à toutes heures de la journée.
Ça c’était pour le coté négatif car on aura quand même bien profité de la piscine (importante quand il fait 43°c dehors) et des buffets histoire de se remettre du Jet-lag et commencer notre périple en pleine forme. Les buffets ouverts 24h/24 sont pratiques quand on vit la nuit, et économiques quand on peut manger matin, midi et soir pour 20€ par tête et par jour… et puis il faut bien que deux touristes mangent les haricots verts qui sont  dans le bac depuis le début de la semaine.
De plus lorsqu’on arrive après un voyage un peu dur en émotion (voir post précédent), 10h de décalage horaire et une valise en moins (avec tous nos travellers chèques dedans les gros malins !!!) il est quelques fois difficile de profiter instantanément ; on mettra donc cette impression négative de la ville sur le compte de notre mauvaise humeur post-aéronautique et on vous dira si ça fait pareil depuis le Wynn après quelques semaines en camping ! (ndlr : une simple visite du Bellagio aujourd’hui change déjà grandement l’impression d’ensemble et nous renvoie à notre visite de 2008)
Une chose est sûr c’est que Milan ne passe pas inaperçu ici, que ce soit auprès des mamies serveuses « Hey Awesome ! Hey Gorgeous ! Hey movie star ! Look at this laaaassshhh » ou des touristes : un américain du cru s’est bien fendu la poire en le voyant et nous a dit un truc du genre « Look at this child ! He is only two years old… I waited until my forty to go to Vegas !Voilà, on a pris ce qu’il y avait à prendre et on est très heureux de récupérer aujourd’hui notre camping-car pour aller retrouver l’authentique Amérique : les parcs, la nature, les grands espaces, les petites villes perdues, les barbecues… et commencer réellement nos vacances !

Journal de Bord : Go West !

Première journée de voyage épique ! Arrivés avec 3h d’avance à l’aéroport de Genève ce n’est qu’au moment de monter dans l’avion que l’hôtesse nous annonce que Julie ne peut pas partir avec nous, son passeport et son formulaire ESTA n’étant pas au même nom (ce qui n’a bizarrement posé aucun problème à l’enregistrement), à 5min du décollage nous décidons donc de partir tous les deux, Milan et moi, et de laisser Julie à Genève le temps pour elle de refaire son ESTA et de nous rejoindre par l’avion suivant à Heathrow. Le premier vol de Milan s’est donc passé tout seul avec le Papa et une vieille golfeuse Suisse se rendant à un tournoi en Ecosse qui a été très sympa avec Milan et lui à offert un éléphant porte bonheur ramené de son dernier tournoi en Thailande.
Plus de peur que de mal, Julie nous a finalement rejoint 4h plus tard à Londres et nous avons pu embarquer tous ensemble pour les 10h de vol pour Las Vegas. Mais cette journée de 36h n’en était pas finie pour autant, après les nombreuuuuses procédures douanières Américaines, il nous manque une valise à l’arrivée, encore 1/2h de procédure auprès de British Airways pour déclarer la perte, un taxi pour aller jusqu’à l’hotel, 1/2h de check-in, et nous voilà enfin, après près de 24h de voyage arrivés à destination…. une valise en moins.

USA2 : Journal de Bord

Jour #1 – 10/09/08 : Lyon -> London -> Los Angeles
Julie
Levés : 5h (heure F)
Couchés : 21h (heure US)
Levés sans problème, nous partons aux USA ! Arrivée à l’aéroport et premier constat : nous ne sommes pas à coté dans l’avion ! Heureusement British Airways gère et règle ça en un coup de fil. L’escale à Londres passe très vite et nous découvrons le gros navion, 3 X 3 places. Les places sont rikikis mais on a le hublot, heureusement car nous voyageons de jour. Nous apercevons même le signe Hollywood depuis l’avion à notre arrivée. Bref 11h un peu longues mais au final un premier aperçu du canada et des USA vus du ciel.
Arrivés à LA, il fait chaud et moite, l’entrée aux USA nécessite le passage de quatre douanes et ma poire passera le chien renifleur sans encombre. Nous devons prendre un shuttle pour récupérer notre voiture, 1/2h de queue et une réceptionniste exécrable qui essaye de nous faire prendre une assurance supplémentaire et une plus grosse voiture. Nous choisissons la plus grosse des compacts, un Chevrolet break. La classe…mais personne pour nous expliquer comment ça marche, nous nous servons sur le parking, toutes les voitures ont les clés sur le contact.
Après 1h de route nous rejoignons notre hôtel de El Segundo, bondé mais sympa. Room service et dodo, 9h de décalage horaire ça commence à faire !

Jour #2 – 11/09/08 : Los Angeles
Pedro
Levés : 8h
Couchés : 20h30 (avec difficulté)
Première visite aux USA : L.A. Vaste programme aujourd’hui : Beverly Hills, Hollywood, Santa Monica,…et le supermarché de El Segundo.
Beverly Hills (Totototo totototo Tuu Tuuu) : Superbe quartier, alignements de maisons bourgeoises et de palmiers dans des rues nickels, assez impréssionnant finalement. On remonte ensuite dans les hills de Beverly avec pas mal de maisons atypiques accrochées aux collines. On passe ensuite vers Sunset Boulevard et devant le Whisky-a-go-go qui à notamment accueillis les Guns n’ Roses ou Motley Crue. Visite du magasin Hustler et direction Hollywood. Ce qu’on peut en dire… Hollywood c’est moche ! C’est assez glauque, le boulevard est crade, pas mal d’acteurs ratés qui se font prendre en photo  habillés en Darth Vader  ou Spiderman. Rien de très interessant à voir si ce n’est d’autres touristes.
Santa Monica : Gros point positif, nous voyons pour la première fois de notre vie l’océan Pacifique, deuxième point positif, il y’a la barraque et la bagnole de Mitch Bukanon. Point negatif, il fait froid et il y a du vent. Retour par Venice Beach, repère des homeless de LA, très glauque, très court arrêt. Visite du supermarché , marrant, plein de produits que nous ne connaissons pas, marketing très différent de chez nous.
Bilan mitigé de L.A.

Jour #3 – 12/09/08 : Los Angeles -> Las Vegas
Julie
Levés : 4h
Couchés : 0h (grâce à la sieste de 15h à 18h)
Programme du jour, 450 km de routes dans le désert. Nous mettons à peu près 2h pour sortir de LA, le trafic est déjà important, les gens roulent très vite, doublent à droite, bref soulagés à la sortie. Nous roulons dans une épaisse brume, les paysages sont fantomatiques. 2h de route dans le désert avec quelques carcasses de voitures abandonnées, beaucoup de fils électriques et la température qui grimpe jusqu’à 98°F (37°C) pour rejoindre les magasins d’usines (outlets) de Barstow. Arrivée aux outlets à 8h30, petit thé au Starbuck puis nous faisons les magasins. Les vendeurs sont parfois limite polis mais nous faisons de bonnes affaires. Lunch dans un petit café où la serveuse est très agréable, Californian Burger (avec de l’avocat !) et nous reprenons la route. Passage sur la frontière du Nevada et ses quelques hôtels et casinos perdus au milieu de nulle part.
L’arrivée à Vegas est très impressionnante : les hôtels sont immenses, dorés et toujours en plein milieu d’un désert. Nous découvrons horrifiés notre hôtel surplombé d’un chapiteau et d’un clown un peu flippant. Le bâtiment est immense : 3000 chambres  et des parcs d’attractions sur le thème du cirque. La chambre est bien spacieuse et pas de clown dans la déco… ouf !
Nous nous écroulons de fatigue pour deux heures de repos puis à 19h en route pour la découverte de Vegas by night.
Les trucs chouettes : le Bellagio et le Paris, les lumières du Wynn, le mono-rail
Les trus kitchs : les gens un peu beaufs, le fait d’être obligé de passer par les casinos pour traverser la rue ou rentrer dans un hôtel, le mono-rail (qui nous a posé à 30mn de notre hôtel).
Pedro a faim et impossible de trouver un truc potable à manger. On finit par se laisser tenter par une vieille Pizza végétarienne à 23h30.
Le bilan : On en a pris plein les mirettes, nous sommes bien contents de revenir dans une semaine. Las vegas est impressionnante, à ne pas louper, bien qu’un peu agressive à la longue.
Bref, génial mais à petite dose.

Jour #4 – 13/09/08 : Las Vegas -> Panguitch
Julie
Levés : 8h30

Gros petit déjeuner buffet, dernier tour sur le strip en voiture et en route pour l’Arizona puis l’Utah. Halte à Zion et achat de notre pass annuel. Puis nous prenons le shuttle gratuit pour la visite de Zion. Halte devant Patriach’s court, c’est magnifique. Traversée de Zion en voiture en passant par le Mont Carmel. Le paysage est magnifique, nous faisons des haltes toutes les 10 mn tellement le paysage est sans cesse nouveau. Petite halte à l’entrée d’un tunnel par un ranger très sympa qui conclura par un  » put your sunglasses off ». La prudence est de mise car le tunnel est très étroit. A la sortie de Zion c’est un autre paysage avec des montagnes roses en arrière plan, des plaines vertes avec vaches et bisons et la Virgin river qui serpente au milieu. C’est bluffant et cela donne envie de faire une halte quelques jours… heureusement l’arrivée dans Panguitch va calmer les ardeurs. Ville endormie avec quelques motels louches dont le nôtre. Tv 1960, baignoire degueu, chacun un lit simple et pas de fenêtre. Par contre vrai resto Smoke en face avec petite serveuse avec coiffure à l’américaine. Bref on est bien aux USA et c’est bien ce qu’on est venu chercher ici : des grands espaces, des cow boys et des steaks fumés.
Bilan de cette journée : Un énorme coup de cœur pour Zion qui devait être notre étape annulée.

Jour #5 – 14/09/08 : Panguitch -> Moab
Pedro
Levés : 6h pour Pedro qui veut fuir cet hôtel miteux
Couchés: 21h30
Arrivée dans le parc de Bryce Canyon au levé du jour : nous sommes seuls avec juste quelques photographes et ça caille sévère. Le parc de Bryce à l’aube est juste magnifique et on se lance dans une randonnée photo supposée de 2/3 h que l’on fera en 1h30 avec les pauses. On termine la rando à l’arrivée des bus de touristes : perfect timing.
Petit déjeuner dans une petite maison de rangers. Un écureuil rentre dans l’échoppe et pique un milkyway puis se cache sous une voiture pour le déguster tranquille. On reprend la route après cette pause bucolique. La route est longue et on fait halte dans le seul patelin sur 200 miles pour manger chez Mom’s. Petit restaurant très sympa et assez bon et surtout typique. Petite halte sur un view point sympa dans le désert et on arrive à Moab. Hôtel sympa avec piscine et surtout un resto qui fait sa propre bière juste en face. Et là grande découverte : Le Half Rack Ribs sauce barbecue au Jack Daniels : juste parfait.
Notre meilleure journée depuis le départ sans aucun doute.

 

 

A suivre