Category Archives: USA3 : 2 mois en camping-car

Nos itinéraires 2008, 2011 & 2016

 

Pour un road-trip, l’itinéraire c’est un peu le sujet que l’on travaille le plus avant un voyage, mais qu’au final, on ne suivra pas. Cela permet d’optimiser la route mais aussi d’en connaitre un peu plus sur les régions traversées… mais ça enlève aussi pas mal de liberté !

Nos itinéraires de 2008, 2011 & 2016

Nos itinéraires de 2008, 2011 & 2016

 

– Cliquer ici pour agrandir la carte –

Voici les différents parcours au cours de nos derniers voyages. Le dernier est pour l’instant une ébauche qui sera je l’espère, modifiée et peaufinée tout au long de la route.

En jaune notre itinéraire Los Angeles -> San Francisco en autotour de 2008, environ 3500 km en 17 jours.

En bleu notre itinéraire Las Vegas -> Las Vegas (départ vers le nord) de 2011 en camping-car, environ 7 000 km en 46 jours (+ 6 nuits à l’hôtel). Toute la partie Idaho / Oregon / North California, n’était par exemple pas du tout prévue sur notre itinéraire au départ.

En rouge (et également ci-dessous) notre itinéraire San Francisco -> San Francisco  (départ vers le sud) de 2016 en camping-car, environ 5500 km en 25 jours (+ 2 nuits à l’hôtel)

Trouver un billet d’avion pas cher pour les USA…

…ou, le mystère des algorithmes des compagnies aériennes !

Réserver un billet d’avion (pour les USA ou ailleurs) c’est simple, avoir un prix correct c’est faisable, mais comprendre comment est calculé le prix du billet, là mystère !

Voici donc quelques conseils pour trouver des billets d’avion à un prix acceptable :

  • Connaitre le tarif moyen de son billet :

Il est très important de connaitre la tarif moyen pour la période que vous recherchez car le jour où un tarif correct vous est proposé vous n’aurez que quelques heures pour prendre votre décision et dégainer votre carte bleue avant que les quelques places mises en vente ne s’envolent (vous l’avez ? Les places… s’envolent. Bon c’est pas grave). Le site Algofly propose un outil très bien fait pour connaitre le tarif moyen de votre vol pour une période donnée (voir capture ci-dessous).

Road-trip avec un enfant… ou deux !

Avant notre deuxième voyage en 2011 nous avions rédigé un article sur notre organisation pour gérer un voyage avec un enfant de deux ans. Debriefing de ce premier road-trip avec un enfant :

L’avion :

En tant que famille, vous pouvez reserver les sièges en priorité (normalement 24h avant l’heure de décollage, à vérifier selon les compagnies aériennes). Je vous conseille de le faire dès que possible et de reserver les sièges les plus à l’avant de votre couloir (juste derrière les cuisines) qui sont beaucoup plus spacieux.
Privilegiez également les vols de nuit, cela permettra à votre enfant d’avoir quelques heures de sommeil consecutives. Notre « grand » vol partait à 17h de Londres, juste le temps de manger et dodo jusqu’à Las Vegas pour notre petit. Il est en revanche interdit de le faire dormir par terre, même si la place devant votre siège le permettrait.

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USA 3 : This is the END ! Le bilan de nos deux mois de voyage

Nous voilà rentrés dans notre Savoie natale, plutôt euphoriques et heureux de ce beau voyage et donc sans l’ombre d’un coup de blues. On a juste une super motivation pour la suite de nos aventures et l’impression que tout est possible, surement le syndrome de l’American Dream.

Alors chanceux les USATrois ?
Oui chanceux d’avoir eu la possibilité de faire un voyage que bien des gens aimeraient faire sans en avoir jamais la possibilité, faute d’argent, d’emploi du temps ou de capacité physique. Oui très chanceux d’avoir supporté un an de préparation, d’économies sans perdre notre motivation et notre enthousiasme pour ce voyage. Et très chanceux d’avoir ne serait-ce qu’une chance de mener ce projet à bien et de l’avoir concrétisée.
Non dans le sens où des tas de gens auraient l’envie et les moyens de faire de tels projets mais trouveront toujours de bonnes excuses pour ne pas se lancer… donc oui chanceux de la chance que l’on s’est provoqué en faisant pas mal de sacrifices pendant un an, en acceptant de changer complètement de vie et en prenant pas mal de risques (calculés) pendant ces deux mois sur la route avec un petit de deux ans. Il a fallu également s’adapter à une vie parfois précaire dans notre RV qui affiche tout de même près de 200 000 km au compteur et dont les équipements qui fonctionnent correctement se comptent sur les doigts de la main de Mickey. Et surtout très chanceux d’avoir ce petit grain de folie qui permet de se dire un matin au café  : « Tiens on a un bon taf, un chouette appart… on a qu’à tout casser pour tout recommencer 🙂 »

 

Mais voilà ce que ce petit grain nous a permis de découvrir : Yellowstone, Cannon Beach et l’Oregon, Monterey, Antelope Island, San Francisco, Salt Lake City, Jackson Hole, Bryce Canyon, Zion, la côte Pacifique, la découverte du quotidien des Américains, le tuyau de caca, les dizaines d’animaux (coyotes, paons, lions de mer, éléphants de mer, lions (!!!), élans,…), les retraités de la Navy grognons, la vie tous les trois pendant ces 8 semaines, et la liberté, l’océan qui vous fouette au petit dej, les burgers dans les restos typiques, les loups qui vous réveillent la nuit, le jacuzzi, les km de routes magnifiques, les Fruit Loops, les Républicains (sic) et leurs discussions politiques sans fin, et tout ce qui ne sera jamais sur les photos mais qui fait la beauté d’un voyage… Que de bonheur de  nous être lancés dans cette aventure qui va nous regonfler pour les quelques années à venir!

Et puis merci à tous les copains et la famille qui nous ont plutôt encouragés dans notre délire, suivis à distance pendant notre voyage et qui vont supporter notre euphorie de retour en plein mois d’octobre.

On se retrouve dans 10 ans pour JAPONA5 ! (edit : Finalement non, on se retrouve en 2016 pour USA4 !)

Journal de Bord : De LA (Californie) à LV (Nevada)

 

Mes petits amis, le glamour n’est pas au rendez-vous dans ce magnifique désert qu’est la route qui va de Los Angeles à Las Vegas, c’est sec, il fait 35°c à l’ombre et c’est pauvre. Néanmoins cette route est nécessaire à pas mal de voyageurs qui veulent visiter l’est de la Californie et se rendre à Las Vegas.

 

Nous avons tout d’abord fait une halte à Acton : petite bourgade du nord de Los Angeles au bord d’une voie ferrée. Le camping est habité par pas mal de marginaux et de retraités qui vivent au camping toute l’année et trouvent chaque jour de nouveaux touristes avec qui discuter. L’un des petits vieux nous demande si on reviendra l’année prochaine… pas sûr. La nuit a été éprouvante puisque les klaxonnes de train ainsi que des hurlements de lions sont venus perturber notre sommeil. Et oui, en plus de la voie ferrée, nous voilà à côté d’une réserve de lions en rut. Allez on décampe direction Barstow à côté du village fantôme de Calico. Ce village a été abandonné en 1913 (à la fin de la ruée vers l’or) et tout a été réaménagé pour garder l’esprit des mines et les employés y sont habillés à la mode de l’époque. On peut également rechercher des pépites et visiter les mines avec un petit train.

 

Pour quelques dollars ça vaut le coup de faire la halte et de se plonger dans cette l’époque.
Mais l’heure de faire les bagages et le ménage a sonné, nous disons au revoir à RV dès demain. Il aura finalement bien tenu le coup même si c’est probablement son dernier voyage. On le quittera quand même avec un petit pincement au cœur qui devrait vite s’effacer lorsque nous retrouverons un vrai lit et peut être même une baignoire dans l’hôtel Paris de Las Vegas. On vous laisse, la clim et le four viennent de lâcher, pas sûr qu’on le ramène entier le Vévère !

 

Journal de Bord : De Monterey à Mickey

Nous venons de passer une semaine sur la Californie State Route 1 qui longe la côte Pacifique entre San Francisco et Los Angeles. C’est l’heure des retrouvailles avec un temps radieux, la chaleur et la nature. Nous avons tout d’abord visité Monterey, belle petite ville hispanique avec des missions (avant-postes religieux espagnols du XVIIIème siècle) à tous les coins de rues. Très belle ambiance colorée et festive avec en bonus un Fisherman’s Wharf (ponton de pêcheurs) avec des lions de mer en pagaille.

Nous avons poursuivi notre visite avec la ville de Carmel : huppée, chic avec un petit air d’Italie et de France, on est clairement dans une autre Amérique (encore une !) que nous n’avions pas encore vu jusque là.

Entre Monterey et Big Sur, nous longeons une corniche haut perchée avec une vue à couper le souffle et des dizaines de points de vues aménagés qui permettent d’admirer l’Océan s’écrasant contre les rochers. Les routes sont, par contre, peu évidentes pour notre bon vieux RV qui en bave à chaque virage (et Pedro par la même). Nous arrivons à Big Sur un week-end, et nous qui rêvions de soleil après notre semaine mitigée nous retrouvons dans une forêt épaisse qui laisse à peine passer les rayons du soleil. Les campings sont surchargés mais nous trouvons tout de même une petite place au bord d’une rivière ; ambiance garantie : une armée de grand sportifs qui sortent la tente pour le week-end, des feux de camps dans tous les coins et des filles en mini-short de running, prêtent pour la rando dés 8h du matin alors que je mange mes Fruit Loops.Le lendemain direction San Simeon, on descend d’un cran niveau altitude et on roule au raz des plages. J’aperçois sur un rocher une tripotée de grosse bête type phoque, 200 mètres plus loin ce sont des milliers d’éléphants de mer qui se font bronzer et batifolent dans l’eau ! Une vision incroyable et très émouvante (même si au premier abord ils ont l’air globalement morts) .

Arrivés à notre camping de San Luis Obispo, notre voisin de RV (qui finira par nous offrir de la viande au bbq, des brownies,…mais c’est une autre histoire) nous conseille d’aller chez le fermier d’à coté pour acheter de la tarte aux blueberries. Ce que nous ne savions pas c’est que le fermier en question vend a peu près tout ce qui existe dans une ferme (fruit, légumes, lait, oeuf, viande,…) et qu’en cette période pre-Halloween il vend des milliers de citrouilles et propose animations, tours de tracteur, cueillette dans les champs, pause café, visite des animaux de la ferme… Milan s’est vraiment éclaté et a pu faire son premier tour de tracteur dans la paille. Une expérience très intéressante pour nous car nous avons pu prendre conscience de l’importance de cette fête dans ce pays et surtout nous amuser en regardant les familles débattre sur le choix de « the pumpkin » comme nous le ferions pour notre sapin de Noël.

La suite de notre périple s’est poursuivie jusqu’à Santa Barbara (ça y est vous avez la chanson dans la tête ?). Forcément les gens sont chics, un peu « m’as-tu-vu » (la fille en mini-short de running est toujours là, j’abandonne les Fruit Loops), mais la ville est très jolie avec un pier aménagé et une grande rue piétonne. Etant donné le prix sur la côte, on dormira dans un camping dans les terres au milieu des paons (et oui on avait pas encore fait ça comme animal !).
Nous quittons la Highway 1 direction Los Angeles (californie) et surtout le Parc de Disneyland où nous avons réservé une surprise pour le plus petit de l’équipe qui nous a suivi dans notre aventure jusque là et qui a bien mérité sa rencontre avec Mickey.

Galerie Photos USA3

La galerie photo de notre voyage USATrois de 2011 c’est ici

 

 

 

Journal de Bord : San Francisco et la Silicon Valley

Ça y est, nous entamons la dernière partie de notre voyage et rejoignons pour un temps l’itinéraire que nous avions initialement prévu. Après une petite escale dans le Old Town de Sacramento nous voici enfin sur le fameux Golden Gate Bridge ! Et bien on a beau déjà l’avoir vu et revu à la télé et même pendant notre premier voyage de 2008, on peut dire qu’il en impose. Il est tout simplement immense, Pedro n’a d’ailleurs pas tellement apprécié le paysage, occupé à conduire RV au milieu d’une deux fois quatre voies.
La traversée de ce pont nous amène tout droit sur le parc Presidio (Que les fans de Metallica doivent connaitre) et son point de vue sur la baie : superbe !

 

Pendant notre dernier séjour à San Francisco, nous avions visité China Town, Market street et la Coït Tower. Cette fois-ci, et étant donné le peu d’appétence pour les visites du plus petit du groupe, nous comptons nous atteler au reste. Notre première visite sera le Golden Gate Park. Habitués du Parc de la Tête d’Or, les grands parcs ne nous font pas peur sauf que celui-ci fait à peu près le double en superficie ! Quelques kilomètres de marche et nous voilà au Japanese Tea Garden, un jardin traditionnel Japonais avec temples, bouddha, jardins zen et carpes multicolores. L’ambiance est tout à fait apaisante et les petites douceurs servies dans la maison de thé finissent le tableau.

Nous avons pu également faire une petite halte au Alamo Square et voir les fameuse « Painted Ladies » pendant que Milan testait les toboggans dans un des parcs les plus photographié au monde, la classe !

Pas facile de se garer et de circuler avec RV dans ces collines étroites mais nous avons tout de même poursuivi notre visite dans un quartier à l’autre bout de la ville : Fisherman’s Wharf . Plusieurs quais du port ont été aménagés pour les sorties et les touristes ce qui en fait un quartier animé et sympa pour déjeuner. On a d’ailleurs pu gouter la spécialité du coin : le Clam Chowder, sorte de soupe de poisson ou de crabe dans un pain rond : Yummy ! Les Sea Lions étaient également au rendez-vous sur le Pier 39, c’est assez impressionnant de les voir se prélasser au milieu de toute cette agitation !

Le temps étant bien mitigé comme souvent à San Francisco, nous nous sommes dirigés vers le sud en passant par Moutain View et le fameux siège de Google au milieu de la Silicon Valley. Les bâtiments s’étalent sur des kilomètres et les salariés se baladent en vélo aux couleurs du moteur de recherche, PC portable sans protection direct dans le panier. Vision assez paradoxale de cette société – colonie de vacances pour grands enfants en vélos multicolores alors qu’au quotidien, le travail avec leurs outils et leurs managers est des plus rigoureux. Comme quoi le ludique ne tue pas la productivité!

Hasard du calendrier, nous traversions Palo Alto (où se trouve notamment le siège social de Facebook) en ce matin du 5 Octobre, pendant qu’à quelques centaines de mètres de là, dans la maison d’un certain Steve Jobs venait de se produire le triste événement qui allait agiter les médias quelques heures plus tard… RIP Mr Jobs, notre route à nous continue et en direction du sud, dans la baie de Monterey.

Journal de Bord : Lassen Volcanic N.P.

Ces derniers jours ont été plutôt paisibles puisque sur la route entre l’Oregon et la Californie, nous avons décidé de modifier encore notre itinéraire pour aller visiter le Lassen Volcanic National Park, un parc situé au Nord de la Californie, très loin des sentiers battus et des bus de retraités de l’US Army.

Ce parc est plutôt inconnu pour un National Park (nous n’avons d’ailleurs trouvé qu’une seule ligne dans notre guide), et pourtant : Un volcan « endormi » depuis 1915 culminant à 3200m et au sommet enneigé, de magnifiques forêts de pins, des dizaines de petits lacs, des « trous qui pues » dus à la zone hydrothermale très active, des campings primitifs au milieu de la forêt,… Un Yellowstone miniature, sans les touristes, mais avec de grosses randonnées (il faut compter 2 à 6 heures pour la plupart des trails.)

Milan a d’ailleurs fait une très belle rencontre lors de notre trail autour du Manzanita Lake avec de petits commentaires digne d’un Ranger expert de la faune locale : « Biche ! Retourne dans ta cabane ! », lorsque celle-ci s’est approché de lui, ainsi qu’un « l’ai où sa maman ? » (oui dans la tête d’un enfant de 2 ans on ne se déplace que par groupe de 3, avec son Papa et sa Maman)

 

Bref encore un détour qu’on ne regrettera pas. Maintenant direction San Francisco, mais vous n’êtes pas à l’abri de nous retrouver dans le Kentucky dans 3 jours !

Two-Face RV Dent… les deux visages du camping-car

 

…oui parce que c’est facile de faire les malins au milieu de l’Oregon, sur des plages paradisiaques, dans notre RV, à manger des steaks de Bisons en buvant un grand cru de la Napa Valley pendant que vous, vous arrivez en retard au boulot, sous la pluie (ou la neige mouillée c’est selon), parce que votre tram était bloqué par une manif’ de lycéens ; mais la vie dans notre bon Vévère, elle est pas toujours aussi sympa qu’on pourrait le croire. Oui on pourrait parler des heures de la simplicité de s’arrêter sur la plage pour se préparer un délicieux repas sur notre plaque trois feux ou notre four multi-fonctions, on pourrait vous raconter le bonheur de se réveiller au milieu d’une forêt bordée de loups au coeur du Yellowstone,…. mais on va plutôt vous raconter l’autre visage de la vie en camping-car, celui où Papa va « faire des bêtises avec le tuyau de caca » (je cite Milan là hein, c’est pas moi qui parle comme ça), celui où on hésite à prendre une douche tous les jours, celui où la malbouffe Américaine nous fais rêver avec le potentiel de créativité culinaire que nous avons sur nos 4 roues (enfin 6…ou 8 peut-être !).

 

Oui, parce que c’est bien joli l’autonomie, mais ça implique d’avoir des réserves d’eau, d’essence, d’électricité,… donc là premier problème, avec un camping-car neuf ça fonctionne, mais avec un RV à 200 000 km sur le troisième moteur avec intérieur millésime 1993, et ben la batterie pour la lumière, le frigo et tout ce qui permet d’avoir une vie normale ben elle marche plus. Donc là, on vous épargne la journée à Jackson Hole (qui comme son nom l’indique est un trou), sous la pluie, à faire changer une batterie dans un magasin de réparation de cuisinières, gentiment conseillé par le Travellers Assistance de Cruise America.
Et puis si on stocke de l’énergie, il faut bien aussi stocker les déchets (de tout type) et donc vider tous les matins (vous verrez plus tard pourquoi TOUS les matins) le sewer (eau des toilettes, de la douche et des éviers). Et là c’est bien simple, pas un matin sans avoir le tuyau qui se décroche du RV, les égouts bouchés avec toute la petite marchandise qui remonte (les eaux bleutées de Yellowstone à coté c’est de la rigolade), pas un matin sans en prendre soit dans la tronche, soit sur les pompes, je ne parle pas des mains, le tuyau que nous avions au départ étant percé à trois endroits ! Enfin bon, chaque matin son petit Alexandrin de poésie.
Et puis il a aussi l’espace dans le camping-car, les nuits dans notre cercueil qui ne permet pas le moindre mouvement (l’entaille que j’ai au genou vient d’un mouvement un peu rapide dans le lit ayant entraîné un « frottement » sur la moustiquaire… du plafond), la douche dans laquelle je ne tiens pas debout, celles des blocs sans eau chaude (ou avec eau soudainement très chaude), la table 4 places où manger à 3 relève du défi,… Et puis une cuisine c’est bien mais sans plan de travail ni poêle c’est moins pratique, et là dedans, même faire une purée semble compliqué. Nos repas sont donc principalement constitués de sachets de légumes à faire cuire en deux minutes au micro onde, un délice de tous les instants.
Et enfin il y a les jours où on cumule : on part sans vider le sewer, on prend une bosse, les placards s’ouvrent, on en perd le contenu sur le sol où s’éclatent un litre de sauce tomate et autant de vinaigre, alors on veut nettoyer et on se rend compte au bout de 10 minutes que l’eau vinaigro-tomatée qui coule dans l’évier remonte par la douche, déborde et recoule dans la pièce parce que les cuves étaient pleines, y’a les jours comme ça aussi.

Mais bon on sait pourquoi on est là, alors plutôt que de vous raconter tout ça on va plutôt vous mettre une petite photo de ce qu’on voit le soir en allant se coucher.

Allez…travaillez bien !

Journal de Bord : La côte de l’Oregon

Après cinq jours à parcourir la côte de l’Oregon, on peut dire que nous en avons pris plein les yeux ! Tout d’abord devant Cannon Beach qui nous est apparu avec un grand soleil et une petite brume autour du fameux Haystack Rock. Une vision assez magique qui nous a retenu deux jours sur cette simple plage. Lundi, nous avons repris la route le long de la côte et sommes passés jeter un oeil aux Three Capes Loops où nous avons pu nous garer et déjeuner au raz des vagues sur la plage. Nous avons ensuite atterri, un peu par hasard au Beverly Beach State Park, et là encore une très bonne surprise : une épaisse forêt de pins géants, d’énormes fougères et une rivière à saumons donnant droit sur le Pacifique. Du coup une nuit au calme et un trail dans cette forêt luxuriante de bon matin pour nous redonner du courage pour la suite de l’aventure.
Nous avons fini cette partie du parcours par la route côtière, non sans peine car les bourrasques de vent et une route un peu pourrie ont eut raison de nos placards et un pot de sauce tomate de un gallon (standard local) et un de vinaigre balsamique dans nos 15m² d’espace de vie ! Gros carnage !
Faute de trace de baleine pour le moment, nous avons décidé d’aller visiter les Sea Lion Caves (plus grande grotte aux phoques au monde) et à l’arrivée, nous voyons que sur la caméra de surveillance qui filme la grotte, il n’y en a aucun.
Julie : « Pourquoi les phoques ne sont pas là ? »
La dame : « Ils sont tous allés manger. »
Julie : « Ah super on va attendre, et ils reviennent quand ? »
La dame : « En novembre ou décembre… »
Bref, pas facile d’observer la faune sous-marine du coin à notre période, il faudra revenir cet hiver, dommage, mais pour remonter le moral des troupes direction Florence pour un resto bien mérité. A première vue le lieu fait un peu désertique et abandonné mais l’odeur de fish & chips a tôt fait de nous attirer dans ses filets (blague de pêcheur). Après ces quelques jours iodés et humides, nous repartons en direction de la Californie, très contents de cette semaine en Oregon et de nous être lancé à travers l’Idaho pour arriver ici.

Journal de Bord : Portland et ses environs

 

Après trois jours de routes à travers l’Idaho et la partie Est de l’Oregon nous crions enfin « terre » à la vue d’une rivière : nous entrons sur la Historic Road 30 qui longe Columbia Gorge River. On s’arrête devant plusieurs barrages avec vues sur le Mont Hood enneigé, qui semble sortir de nulle part. Une halte de deux jours à Troutdale (banlieue Est de Portland) nous a permis de visiter Multnomah Falls qui est la deuxième plus haute cascade des Etats-Unis. On visite par un petit trail bien sympa, ça sent les pins et ça brumise un peu mais avec les 30° ambiants on est bien. Cette petite halte est également l’occasion de faire fumer la carte bleue dans les Outlets voisins (à $40 le jeans Levi’s et $30 les Converses, on se lâche.)

 

Le lendemain nous voilà sur la route pour la côte Pacifique avec quelques heures à passer à Portland. On ne savait pas trop à quoi s’attendre donc grosse surprise en découvrant une ville à la croisée de San Francisco pour l’architecture et le coté tranquille et de Lausanne ou de Brighton pour le coté Rock n’ Roll. C’est fashion, c’est bobo, des artistes et des musiciens à tous les coins de rues, des fontaines, des petits restos charmants et des baraques fast food à la Campden Town… l’atmosphère est bien résumée par la photo du jour : Keep Portland Weird. Il semble faire bon vivre ici et en tout cas c’est très agréable à visiter. On a adoré et quand c’est la surprise, c’est encore mieux !

 

Journal de Bord : Jackson Hole

Notre dernière traversée de Yellowstone (car la visite de ce GRAND parc nécessite quelques heures de conduite) nous a emmené tout d’abord à Flagg Ranch, petit complexe perdu entre les parcs de Yelllowstone et de Grand Teton. Petite étape d’une nuit ici, un burger de bison (délicieux) au resto local et nous voilà, 70 miles de montagnes plus loin, arrivés à Jackson Hole, station de ski huppée mais également petite ville de cowboys de 8000 habitants. Un mix tout à fait détonnant qui offre une atmosphère festive et originale. On a adoré flâner devant les boutiques d’art local, de fringues de sport, de chapeaux et bottes de cowboys mais aussi découvrir le marché fermier et les boutiques bio qui en font une ville tout à fait différente de ce que nous avons pu voir jusque là.
En bref une ville où l’esprit bobo-sporto-cowboy nous beaucoup a plu… Superbe ville de Jackson, comme tout le reste du  Wyoming d’ailleurs. Bye bye Jackson, bye bye le Wyoming, direction l’Idaho !

Journal de Bord : Yellowstone N.P.

Difficile de résumer presque 4 jours à Yellowstone en quelques lignes : des paysages magnifiques, des cascades, des torrents, des forêts immenses, des arbres pétrifiés, des centaines de bisons, des loups, des élans, des geysers et des fumerolles tous les 5 km, sur un territoire grand comme la Corse (oui oui !). Autant dire qu’on en prend plein les yeux, même pendant les longues heures de conduite tant la diversité de ce parc nous a bluffé. La partie Ouest du parc est recouverte de geysers, bassins colorés et fumants à l’odeur de souffre, mares de boue en ébullition,… ; à l’Est se trouve le canyon et ses cascades ainsi que de grandes vallées abritant la très dense et très sauvage faune locale. Nous aurons pas eu (pas pris) le temps d’aller voir Mammoth Spring ainsi que les alentours du lac de Yellowstone mais bon il faut bien en laisser pour la prochaine fois.

 

 

Chaque point de vue dispose d’un aménagement avec des passerelles en bois de 2 km maximum qui serpentent entre les divers sites géologiques, ce qui est bien pratique quand on voyage avec un enfant en bas âge. Petit bémol cependant (qui fera plaisir à Raphy) concernant ces aménagements « grand public » excessifs : on comprend que le Old Faithful qui crache toutes les heures depuis la nuit des temps et drainent des millions de visiteurs tous les ans, soit aménagé pour être visible de tous ; on comprend moins que la seule route du parc suive tous les sites géologiques sans exception et on est un peu outré par les personnes ne prenant même pas toujours la peine de descendre de leur bus pour faire une photo. Peut-être que laisser un ou deux sites pour les visiteurs prêts à marcher quelques heures dans la forêt pour les découvrir n’aurait pas été un luxe. Il faut tout même noter qu’avec la taille du Yellowstone N.P., même si les quelques kilomètres de routes sont très visités, il reste des centaines de kilomètres de chemins à explorer à pieds très loin des bus et très proches des ours… donc sans petit.
De notre côté cela nous a permis de profiter à fond de ces trois jours sans avoir à faire des heures de marche avec Milan sur le dos. En plus, fait rare depuis le début du voyage, il semblerait que cela ait intéressé Milan, il nous parle des « trous qui puent », des geysers et des cascades depuis 3 jours.
Petite anecdote, devant les premières fumerolles aperçues à notre arrivée (voir photo ci-dessus) :
Nous : « Regarde Milan la fumée là-bas, c’est beau hein ?« 
Milan, regardant le sable par terre :  « l’ai où ma pelle ?« 
Nos gros coups de coeurs :
– La première nuit avec pleine lune et hurlements d’une meute de loups, même dans le RV on ne fait pas les malins.
– La vallée de Hayden et ces centaines de bisons et même un coyote (ou un jeune loup) surpris en train de chasser.
– Artist Point et la magnifique vue sur Lower Falls et le Canyon de Yellowstone.
– La route en général qui suit de très belles rivières sinueuses avec pêcheurs à la mouche en bonus.

 

Les photos c’est par là.

 

Journal de Bord : Salt Lake City & Antelope Island


Quel étrange endroit que Salt Lake City : d’un coté une magnifique ville avec ses villas cossues, ses pelouses taillées à la serpette, ses batiments masqués par une cascade, son capitole, ses rivières qui coulent le long des trottoirs et ses sympathiques habitants toujours prêts à rendre service, à faire une photo ou a discuter,… de l’autre, cette irréelle impression d’être dans The Truman Show : un centre ville sans le moindre commerce, des habitants tirés à quatre épingles avec cravate de rigueur et prénom épinglé sur la veste, se baladant dans la rue le livre des Mormons sous le bras et toujours enclins à « discuter » de leur Temple ou de leur Religion,…
Un exemple pour expliquer ce double visage : La navette qui relie le camping au centre ville est gratuite et offerte par « l’Eglise de Jesus Christ des derniers jours », mais cette gratuité implique de faire un tour d’une demi heure du Square Temple avec un missionnaire. En bref une ville qui mérite d’être vue et où il doit faire bon vivre mais qui laisse une impression assez spéciale si on ne reste qu’autour du centre ville.
Utah Fair Trade

Utah Fair Trade

Cependant une petite soirée à la Utah State Fair (foire de l’Utah) nous a donné l’occasion de retrouver une Amérique plus « habituelle » ici à SLC : manèges, cochons, vente de cerceuils et de saunas, groupe de country et Corn-dog a volonté,… Milan a adoré les animaux et le toboggan géant et nous tout simplement l’ambiance Sooo American.

Antelope Island

Antelope Island

Notre périple a ensuite continué au nord de Salt Lake City, à l’Antelope Island State Park, une presqu’île au milieu du Great Salt Lake. C’est calme, la lumière est magnifique, on croise des milliers d’oiseaux en migration, des bisons (qui visitent le camping au couché du soleil), des biches, des lapins et on tombe en extase devant la vue du camping à…4$ la nuit.
Julie a pu tester la baignade dans le Grand Lac Salé et Milan a même pu y boire la tasse (« pas booonnn »). On a pris un grand bol d’air salé avant le départ pour nos deux jours de route direction Yellowstone N.P.

 

Bridger Bay campground

La camping de Bridger Bay à Antelope Island