Category Archives: La vie en camping-car

Journal de Bord : de San Francisco à San Luis Obispo, la Highway 1

Après avoir récupéré notre camping-car vendredi midi, nous arrivons, sans course, avec pour seules réserves nos restes du vol (oui encore !), au KOA de Santa Cruz. C’est le début du week-end, les familles sont déjà installées autour du feu de camp, des enfants s’entrainent au baseball dans un coin du camping et les barbecues sont déjà en route. Le pudding de British Airways goût sopalin nous semble bien triste. Le restaurant du camping propose des plats entre 40 & 60$, il ne nous reste que le général store qui ne propose que du vegan, végétarien, gluten free, bio,… 7$ le paquet de pain de mie. On terminera à faire un apéro biobiograingrain Houmous, Half Moon Bay amber ale, pain, noodles bio-vegan à 50$ ! Mais ON Y EST, et le camping-car est on ne peut plus confortable ! Les enfants font leur première rencontre avec les autochtones le lendemain matin au playgound du camping, Milan dit hello, bye et thanks, aux Américains, Hugo leur jette du sable dans les yeux, on s’intègre à notre façon !

Nous repartons le lendemain pour Marina Dunes à 1 h de route le long de la Highway 1. Nous découvrons déjà de superbes paysages et une végétation luxuriante : eucalyptus, pin, cactus, palmiers et des champs de fraises, artichauts, et autres fruits et légumes tout au long de la route. Nous nous arrêtons faire le plein de fresh food dans une « ferme » qui vend à peu près tout ce qui existe en matière de fruits et légumes à des prix défiants toute concurrence (0,99c les 4 avocats !)

A Marina Dunes State Park nous arrivons cette fois avec le plein de courses, tout devrait bien se passer. Un petit trail nous emmène directement du camping sur la côte par un petit chemin dans les dunes, du haut on voit jusqu’à Pacific Grove. Et, alors que nous qui venions de renoncer à la croisière « safari »  en haute mer de 3 h avec les petits, nous voyons apparaitre un premier jet au loin, puis 2, puis 10,… Un groupe de baleines passe à quelques centaines de mètres de la plage. Du haut de notre dune nous voyons distinctement leurs jets et leurs dos quand elles remontent. Ce sont des humpback whales ou baleines à bosses qui empreintent cette route pour remonter vers le nord. Nous sommes comblés de voir des baleines depuis la plage,

Camping-car en France et aux USA : notre comparatif

Après près de deux mois passés en camping-car sur les routes de l’ouest Américain (bientôt trois) et plus de quatre ans que nous sillonons les routes de France et d’Europe avec le notre, nous commençons à devenir des experts des vacances en camping-car. Alors, camping-car en France ou recreational vehicle (RV) aux USA, quelles différences ?

Tout d’abord la taille ! Là où un camping-car Français fera en moyenne entre 6 et 7 mètres, un RV aura un format plus « américain » ; comptez plutôt entre 8 et 10 mêtres pour un modèle « large » (comme au Starbucks, large c’est petit, extra-large c’est moyen, XXL extra big c’est moyen+,…). Les campings et routes américaines étant à l’échelle, aucun problème pour circuler avec ces dimensions, vous aurez même l’impression de conduire une Twingo sur certaines routes… ça ne sera plus le cas à la caisse de la station essence par contre ! Les moteurs outre-atlantique ne consomment pas moins que chez nous et le diesel existe peu ou pas. L’essence est par contre un peu moins chère mais cela dépend également du taux de change à la période où vous voyagerez là- bas. Les routes sont également quasiment toutes gratuites avec aucun péage.

camping-car road trip ouest américain

La location de notre camping-car

Comme nous ne sommes pas encore retraités, nous utilisons notre camping-car environ 6 semaines dans l’année. Afin de partager notre passion du voyage en camping-car et de rentabiliser notre vévère nous avons décidé de le louer à des particuliers via ce site : https://www.jelouemoncampingcar.com

https://www.jelouemoncampingcar.com
Ce site s’inscrit dans la lignée des sites de consommation collaborative : pourquoi garder pour moi ce que je pourrais rentabiliser et qui pourrait profiter à quelqu’un.
Voici l’annonce pour notre camping-car, si celui ci vous intéresse n’hésitez pas à nous contacter !

 

Et l’interview que nous avons faite pour leur blog.
D’ailleurs voici la liste des 100 sites d’économies collaborative qui permettent le partage au quotidien.

                               

Tour de France en camping-car

La carte de nos étapes en camping-car avec RV et RV Jr.  de 2011 à aujourd’hui :

 

 

Chausson Flash 03 – Notre 1er camping-car

Hervé est heureux de vous annoncer la naissance de son fils Hervé Chausson Junior,
né à Chambéry le 24 Décembre 2011 à 10h58.
Hervé Chausson Jr. mesure 6m42 et pèse 3.5T.
Le papa et l’enfant se portent bien, le retour à la maison est prévu pour mi-février.

 

Après deux mois à sillonner les routes Américaines à bord de notre C25, nous avons craqué et nous sommes lancés dans l’achat de notre premier camping-car : un Chausson Flash 03. Camping-car avec capucine, monté sur un camion FORD 125CV, 6 places carte grise et 6 places nuit dont deux lits superposés à l’arrière pour les enfants.

 

Two-Face RV Dent… les deux visages du camping-car

 

…oui parce que c’est facile de faire les malins au milieu de l’Oregon, sur des plages paradisiaques, dans notre RV, à manger des steaks de Bisons en buvant un grand cru de la Napa Valley pendant que vous, vous arrivez en retard au boulot, sous la pluie (ou la neige mouillée c’est selon), parce que votre tram était bloqué par une manif’ de lycéens ; mais la vie dans notre bon Vévère, elle est pas toujours aussi sympa qu’on pourrait le croire. Oui on pourrait parler des heures de la simplicité de s’arrêter sur la plage pour se préparer un délicieux repas sur notre plaque trois feux ou notre four multi-fonctions, on pourrait vous raconter le bonheur de se réveiller au milieu d’une forêt bordée de loups au coeur du Yellowstone,…. mais on va plutôt vous raconter l’autre visage de la vie en camping-car, celui où Papa va « faire des bêtises avec le tuyau de caca » (je cite Milan là hein, c’est pas moi qui parle comme ça), celui où on hésite à prendre une douche tous les jours, celui où la malbouffe Américaine nous fais rêver avec le potentiel de créativité culinaire que nous avons sur nos 4 roues (enfin 6…ou 8 peut-être !).

 

Oui, parce que c’est bien joli l’autonomie, mais ça implique d’avoir des réserves d’eau, d’essence, d’électricité,… donc là premier problème, avec un camping-car neuf ça fonctionne, mais avec un RV à 200 000 km sur le troisième moteur avec intérieur millésime 1993, et ben la batterie pour la lumière, le frigo et tout ce qui permet d’avoir une vie normale ben elle marche plus. Donc là, on vous épargne la journée à Jackson Hole (qui comme son nom l’indique est un trou), sous la pluie, à faire changer une batterie dans un magasin de réparation de cuisinières, gentiment conseillé par le Travellers Assistance de Cruise America.
Et puis si on stocke de l’énergie, il faut bien aussi stocker les déchets (de tout type) et donc vider tous les matins (vous verrez plus tard pourquoi TOUS les matins) le sewer (eau des toilettes, de la douche et des éviers). Et là c’est bien simple, pas un matin sans avoir le tuyau qui se décroche du RV, les égouts bouchés avec toute la petite marchandise qui remonte (les eaux bleutées de Yellowstone à coté c’est de la rigolade), pas un matin sans en prendre soit dans la tronche, soit sur les pompes, je ne parle pas des mains, le tuyau que nous avions au départ étant percé à trois endroits ! Enfin bon, chaque matin son petit Alexandrin de poésie.
Et puis il a aussi l’espace dans le camping-car, les nuits dans notre cercueil qui ne permet pas le moindre mouvement (l’entaille que j’ai au genou vient d’un mouvement un peu rapide dans le lit ayant entraîné un « frottement » sur la moustiquaire… du plafond), la douche dans laquelle je ne tiens pas debout, celles des blocs sans eau chaude (ou avec eau soudainement très chaude), la table 4 places où manger à 3 relève du défi,… Et puis une cuisine c’est bien mais sans plan de travail ni poêle c’est moins pratique, et là dedans, même faire une purée semble compliqué. Nos repas sont donc principalement constitués de sachets de légumes à faire cuire en deux minutes au micro onde, un délice de tous les instants.
Et enfin il y a les jours où on cumule : on part sans vider le sewer, on prend une bosse, les placards s’ouvrent, on en perd le contenu sur le sol où s’éclatent un litre de sauce tomate et autant de vinaigre, alors on veut nettoyer et on se rend compte au bout de 10 minutes que l’eau vinaigro-tomatée qui coule dans l’évier remonte par la douche, déborde et recoule dans la pièce parce que les cuves étaient pleines, y’a les jours comme ça aussi.

Mais bon on sait pourquoi on est là, alors plutôt que de vous raconter tout ça on va plutôt vous mettre une petite photo de ce qu’on voit le soir en allant se coucher.

Allez…travaillez bien !

Journal de Bord : Ma vie dedans Hervé le RV

Nous voilà donc à la découverte de notre tout nouveau mode de vie pour les 6 semaines à venir : Le camping-car (ou Recreational Vehicle ici, ou R.V., ou Motorhome, ou…).

 Nous qui pensions avoir un gros RV, il ressemble plutôt à une Twingo par rapport à ceux des locaux mais il faut reconnaître que c’est tout confort (surtout après des années de camping en tente) : Toilettes, douche, cuisine, frigo, table et banquettes, clim et chauffage, 165L d’eau embarqués, 3 jours d’autonomie,…
Bon il a fallu apprendre à nous en servir seuls puique nous avons eu en tout et pour tout 10min d’explications en Anglais avec le mec de Cruise America qui faisait une vanne à chaque fois qu’on posait une question. Mais ça va, à l’usage et avec un petit manuel c’est assez simple, facile à conduire malgré ses 3m sur 10m, et très pratique à connecter dans le camping (electricité, eau, évacuation).
Sur la photo de droite Julie a l’air concentrée mais en fait elle fait juste couler de l’eau depuis une bonbonne…
Niveau popote, on a le stricte nécessaire ce qui nous va très bien, 3 casseroles, une poêle et une passoire. On s’est quand même acheté une cafetière car le café lyophilisé pendant 6 semaines ça nous rappelle trop le boulot (cf : salut les cons qui bossent).Niveau nourriture on trouve à peu près tout à part du pain et du fromage (enfin on en trouve mais on manque de courage pour en manger). Les emplacements sont souvent équipés de barbecue(s) donc on ne devrait pas mourir de faim.Pour la douche c’est top également, sauf pour Milan qui est habitué au bain et qui a du mal à se faire au jet. En même temps étant donné qu’il passe son temps à jouer avec de la terre et du sable on ne lui laisse pas le choix.

A côté de son père, Le petit wingman vérifie que tout se passe bien et profite du paysage pendant que je bulle sur le canapé derrière lui.
On voit également en haut notre petit sarcophage lit qui ne laisse aucune place à l’acrobatie mais qui nous convient très bien. Au moins en cas de réveil en pleine nuit, tu te lèves et BIM tu te recouches dans de doux songes.
Pour finir, les routes sont bien agréables, on peut se faire de petites haltes photos sans trop de soucis et admirer l’immensité des paysages de l’Ouest américain. On se fait doubler par des poids lourds de trois à quatre remorques, par des picks-up et des Harleys et là on se dit que ça y est on est bien en Amérique !

 

Présentation de notre future maison : le RV C 25

Ce post est plus que d’actualité puisque nous avons réservé notre camping-car hier soir. Nous avons donc opté pour un C-25 que nous baptiserons Hervé le RV.

Première règle, il ne faut pas tenir compte du nombre de couchages. En effet, sur le papier on est sensé pouvoir vivre à 4 adultes et un enfant…Mais bon c’est un peu comme la blague du « combien on peut mettre d’italiens dans une fiat 500 ? » ; le but étant de cohabiter sans trop de grabuge, ce format nous semble approprié.
Voici comment se présente l’habitacle du C25 en mode Jour et Nuit :

Voici quelques photos de l’intérieur, surement très bien prises car cela semble immense :

 La cuisine


Le dining room avec la station de pilotage au bout

Le lit matrimonial

Et enfin : l’engin vu de l’extérieur

 

A priori, le C25 se conduit très bien, Pedro vous le confirmera (ou pas) le 2 septembre 🙂

Il est également très bien équipé : batterie de cuisine, frigo, micro-onde, four, eau courante…et on peut même rajouter des kits personnels (oreillers, sacs de couchages, serviettes).

Il faut également savoir que ce genre de véhicule consomme beaucoup d’essence (20 à 25 L/100 miles ou kilomètres…on ne sait pas mais ça fait beaucoup).

Comment emmener un bébé de deux ans en road trip ?

Notre fils aura 26 mois le jour du départ et va devoir affronter pas mal de nouveautés.

L’avion :
Nous allons essayer de trouver un vol avec une seule escale afin de minimiser la fatigue de notre petit loup. Si possible, nous sélectionnerons un vol de nuit afin qu’il ne s’ennuie pas trop pendant les 15 heures de vol. Mais pas d’illusions, ce vol risque d’être très dur pour lui mais aussi pour nos compagnons de vols :-/
Quelques conseils pour que le vol se passe au mieux

Le décalage horaire :
Étant donné qu’il faut deux à trois jours à un adulte pour se réadapter au décalage horaire de la côte Ouest ( – 9 heures), nous pouvons nous attendre au pire concernant un bébé.
C’est pour cela que nous envisageons de passer 3 jours à Las Vegas dans un hôtel avant de prendre la route et commencer notre road-trip

Le camping car, sa nouvelle maison :
Aucun doute là dessus, pour avoir déjà testé le camping, il va être très excité par sa nouvelle maison et se l’appropriera très vite.

Les randonnées : 
A deux ans un bébé marche très bien…mais pas très longtemps. Il nous faut donc un porte-bébé de randonnée pratique et solide. Nous avons opté pour le modèle Lafuma walk-kid qui peut supporter jusqu’à 15 kg. Il est évident que nos randonnées seront plutôt courtes et bien encadrées.

La nourriture :   
A priori, à 26 mois un enfant mange à peu près la même chose qu’un adulte même si il faut encore faire très attention à la quantité de protéine. Nous allons bien sur cuisiner un maximum dans le camping-car et limiter les fast-foods (pourtant très peu chers aux États-Unis). Les supermarchés sont très bien approvisionnés donc aucun problème pour trouver tout ce qu’il faut pour nourrir notre bébé.

Il n’y a aucun doute que Milan va adorer ce voyage, tout simplement parce que ce dont a besoin un enfant à cet age, ce sont ses parents, des repas à heures fixes et un terrain de jeu plus grand que notre terrasse de Villeurbanne 🙂