Category Archives: Road-book

Journal de Bord : Retour à San Francisco

Dernière ligne droite avant le retour en France, nous remontons l’Est de la Sierra Nevada pour la traverser au nord et rejoindre San Francisco après quelques étapes à Mono Lake, Bodie,…

IMG_2446

La petite halte à Mono Lake nous offre une jolie vue sur le lac mais trop de fatigue pour visiter le soir même après notre journée « hot springs » ! Nous passons donc la soirée au camping avec un petit tour dans une ville qui sort tout juste de la torpeur hivernale. Bref, hors saison, les principales routes étant encore fermées, pas grand chose à faire dans le coin. Nous décidons tout de même d’aller visiter les Tuffas de Mono Lake, énormes et nombreux pics de calcaires crées par une activité thermale hors du commun. C’est beau, c’est féerique,… malheureusement nous sommes attaqués par de minuscules mouches piquantes qui nous laisseront à peine le temps de quelques photos. Nous piquons un sprint jusqu’au camping-car et nous reprenons la route en direction de Bodie.

 

DSC_0747 DSC_0753-(2)

Nous avions déjà visité Bodie lors de notre voyage de 2008, mais c’était une première avec les enfants qui ont adoré ce village. Et c’est vrai qu’on peut dire que Bodie ne manque pas de charme, ancienne ville de chercheurs d’or, abandonnée récemment (1930), les bâtiments ont été gardés quasi intact avec l’intérieur des boutiques, l’école encore bien conservée,… Une sorte d’Oradour-sur-Glane à l’américaine… et en moins glauque ! Attention la route n’est vraiment pas commode en camping-car pour atteindre ce village,

Journal de Bord : Valley of Fire

Après avoir traversé rapidement (principalement en raison du froid et de la neige) les parcs de Bryce Canyon et de Zion via la Scenic 12 nous avons rallié le state park de Valley of Fire près du lac Mead et de Las Vegas, que nous n’avions jamais visité.

Malgré 15 jours de paysages « fifty shades of red », ce qui, soyons honnêtes, fini par être lassant (oui bon ça fait un peu problèmes de riches de dire ça, mais c’est vrai qu’on s’habitue à tout, même à ces paysages grandioses… et rouges), ce parc est… très rouge (désolé je connais pas le nom des couleurs de filles, probablement vermillon, ou cochenille ou taupe écrasée par un RV, ou un truc du genre), et surtout avec pleins de petites grottes, canyons et autres promontoires à escalader.

valey_of_fire_3

Notre campground à Valley of Fire

Nous arrivons au campground primitif, au milieu des

Journal de bord : Et on repart vers l’Ouest !

Après une grosse quinzaine de jours en direction de l’Est depuis San Francisco nous voilà à Moab [Mo-ab] et commençons à partir de maintenant notre retour à l’ouest.

La route de Monuement Valley à Moab nous a d’abord révélé des paysages magnifiques, on avait vraiment l’impression d’être au sein d’un parc avec des buttes et des mesas de tous les côtés .

La bonne suprise a été de trouver sur notre route le village historique de Bluff. Ce village de pionniers reconstitué permet de se replonger dans le quotidien des familles qui se sont installées dans cette bourgade. Chaque famille a une cabane meublée avec du mobilier de leurs ancêtres. On peut également se déguiser en pionnier et rider des calèches. C’est vraiment une halte très fun pour les petits qui sont repartis avec un pistolet en bois fabriqués par les retraités qui gèrent l’association. Toute la visite est gratuite et fonctionne aux tips donc aucune raison de s’en priver. Leur site Internet si vous voulez en savoir plus : Bluff Fort Historic Site

bluff

Nous sommes donc arrivé samedi soir sur Moab et là, big problème !

Journal de bord : Meteor Crater

Nous continuons notre route vers l’est et dans la chaleur, direction Meteor Crater, au milieu du… du rien du tout de l’Arizona. Une ligne droite de 100km avec rien à voir dans toutes les directions ! Nice !

Comme nous l’avions lu ça et là, Meteor Crater est une entreprise bien rôdée avec passage obligatoire par le magasin de cailloux et de souvenirs et même un Subway inta-muros. On passe également par un petit musée pas mal fait qui explique notamment la difficulté du découvreur à faire valider, en 1903, ce cratère comme venant d’un astéroide et non d’un volcan. Quelques animations nous permettent de choisir le type de comète, la vitesse et l’angle et de la faire péter sur la terre… glaçant et rigolo à la fois ! Sachez qu’une meteorite de 200km de diamètre détruit la terre, vous pourrez dire que vous l’avez lu ici en premier quand ça arrivera !

Meteor Crater a été formé il y a 50000 ans par une météorite composée de fer et de nickel de 50 m de diamètre. Cela a provoqué un cratère de 1,4 km de diamètre et 200 m de profondeur. Malgré l’usine à sous familiale qui est derrière, on ne peut qu’être subjugué fasse à cet énorme cratère qui nous fait bien ressentir à que point nous sommes tous petits !

Le cratère a également servi de terrain d’entrainement à

Journal de bord : Sedona

De Flagstaff à Sedona, on gagne plus de 15 degrés en 30mn de route. Il fait un petit 28 bien agréable quand nous arrivons à Sedona et surtout nous découvrons une ville très chic dans un écrin de verdure surplombé de superbes buttes et mesa rouges. C’est splendide. Décidément l’Arizona est un état que l’on connaissait trop peu, et Sedona est l’une des plus belle ville que nous ayons vue, et elle n’avait pas encore tout révélé…

Ici tout est très axé sur le mystique avec plusieurs dizaines d’églises de toutes confessions et des randonnées à la recherche du Vortex (4 ont, parait-il, été « découverts » dans la région). On vous laisse chercher sur Wikipedia ce que c’est, nous on ne sait pas et on est surtout venu chercher de chouettes endroits. Et puis la méditation à 4 c’est pas évident, donc pour le côté mystique on repassera. En attendant, nous dormons à Old Canyon Creek, le long de la rivière. Par contre en pleine nuit se mettent à raisonner des hurlements d’animaux, probablement des cerfs en rut qui semblent être très proches ! Impressionnant !

sedona_4

Le lendemain nous partons pour

Journal de bord : Vegas !

Déjà notre 5ème fois à Vegas et toujours cette même impression : la ville où tu es toujours content d’arriver mais encore plus de repartir. Cette ambiance mélée de lumières, machine à sous, cours des miracles, petites minettes avec les robes de leurs petites soeurs, voitures par milliers, petits vieux qui claquent leur retraite dans les casinos, bus de touristes, vendeurs de rue et autres enterrements de vie de garçon… C’est toujours sympa à retrouver mais on sature très vite et après 3 jours ici on est bien content de repartir dans les parcs nationaux. Même Milan « n’en peut plus de voir des machines à sous ».

En attendant nous avons passé 3 bonnes journées ici, deux d’abord au KOA de Sam’s Town où nous avons découvert un hotel très sympa en périphérie de la ville.

samstown

Sorte de Central Park, avec forêt, rivière, cascade, animaux, immeuble Newyorkais, le tout sous une immense verrière et entouré (on est quand même à Vegas !) d’une galerie marchande avec de petits commerces et des restaurants. Nous avons pu assister à un spectacle

Journal de Bord : De la côte Pacifique à Las Vegas

Alors je le dis tout de suite, ce ne sera pas la partie la plus sympa du voyage. Nous ne sommes pas de grands amoureux du désert Mojave, mais cette route est incontournable pour rallier Vegas depuis la côte ouest. Nous y avons tout de même fait de belles découvertes lors de ces deux jours de traversée entre la côte Pacifique et Sin City.

Tout d’abord de superbes paysages vallonnés façon colline Windows sur la route au Sud de San Luis Obispo, des kilomètres de campagne verdoyante en ce mois d’avril. Une route reposante et qui change des paysages que nous avions vus jusqu’alors aux Etats-unis.

DSC_0351

Nous avons longé la côté vers le Sud jusqu’au village de Solvang,

Journal de Bord : de San Francisco à San Luis Obispo, la Highway 1

Après avoir récupéré notre camping-car vendredi midi, nous arrivons, sans course, avec pour seules réserves nos restes du vol (oui encore !), au KOA de Santa Cruz. C’est le début du week-end, les familles sont déjà installées autour du feu de camp, des enfants s’entrainent au baseball dans un coin du camping et les barbecues sont déjà en route. Le pudding de British Airways goût sopalin nous semble bien triste. Le restaurant du camping propose des plats entre 40 & 60$, il ne nous reste que le général store qui ne propose que du vegan, végétarien, gluten free, bio,… 7$ le paquet de pain de mie. On terminera à faire un apéro biobiograingrain Houmous, Half Moon Bay amber ale, pain, noodles bio-vegan à 50$ ! Mais ON Y EST, et le camping-car est on ne peut plus confortable ! Les enfants font leur première rencontre avec les autochtones le lendemain matin au playgound du camping, Milan dit hello, bye et thanks, aux Américains, Hugo leur jette du sable dans les yeux, on s’intègre à notre façon !

Nous repartons le lendemain pour Marina Dunes à 1 h de route le long de la Highway 1. Nous découvrons déjà de superbes paysages et une végétation luxuriante : eucalyptus, pin, cactus, palmiers et des champs de fraises, artichauts, et autres fruits et légumes tout au long de la route. Nous nous arrêtons faire le plein de fresh food dans une « ferme » qui vend à peu près tout ce qui existe en matière de fruits et légumes à des prix défiants toute concurrence (0,99c les 4 avocats !)

A Marina Dunes State Park nous arrivons cette fois avec le plein de courses, tout devrait bien se passer. Un petit trail nous emmène directement du camping sur la côte par un petit chemin dans les dunes, du haut on voit jusqu’à Pacific Grove. Et, alors que nous qui venions de renoncer à la croisière « safari »  en haute mer de 3 h avec les petits, nous voyons apparaitre un premier jet au loin, puis 2, puis 10,… Un groupe de baleines passe à quelques centaines de mètres de la plage. Du haut de notre dune nous voyons distinctement leurs jets et leurs dos quand elles remontent. Ce sont des humpback whales ou baleines à bosses qui empreintent cette route pour remonter vers le nord. Nous sommes comblés de voir des baleines depuis la plage,

Journal de bord : de Lyon à San Francisco

Nous voilà arrivés à San Francisco après près de 22h de voyage. Cette fois pas de grosses embuches, toutes les valises sont là, l’A380 n’a pas fini dans le grillage d’Heathrow, un mec des douanes Américaines nous à fait passer devant tout le monde grâce à Hugo (ce qui nous à fait gagner une grosse heure d’attente à l’arrivée) et la navette de l’hôtel nous a bien récupérés comme prévu.

IMG_1016

Notre suite royale

 

Certes notre avion s’est engagé sur la piste à Londres avant de faire demi tour pour déposer un passager malade, puis il a fallu vider l’avion pour sortir sa valise, puis refaire le plein d’essence pour pouvoir rattraper le retard sur le chemin, puis refaire la queue jusqu’à la piste… bref plus de deux heures à attendre dans l’avion pour finalement une petite heure de retard de l’autre coté.

Autrement le vol s’est bien passé, parfait pour Milan qui a regardé des films et joué à des jeux vidéos (merci l’A380 !) plus compliqué pour Hugo qui « voulait sortir dehors » après 3 ou 4h de vol et alors qu’il en restait au moins 6 ! Pedro, flippé en avion a été bien sage,

Journal de Bord : De LA (Californie) à LV (Nevada)

 

Mes petits amis, le glamour n’est pas au rendez-vous dans ce magnifique désert qu’est la route qui va de Los Angeles à Las Vegas, c’est sec, il fait 35°c à l’ombre et c’est pauvre. Néanmoins cette route est nécessaire à pas mal de voyageurs qui veulent visiter l’est de la Californie et se rendre à Las Vegas.

 

Nous avons tout d’abord fait une halte à Acton : petite bourgade du nord de Los Angeles au bord d’une voie ferrée. Le camping est habité par pas mal de marginaux et de retraités qui vivent au camping toute l’année et trouvent chaque jour de nouveaux touristes avec qui discuter. L’un des petits vieux nous demande si on reviendra l’année prochaine… pas sûr. La nuit a été éprouvante puisque les klaxonnes de train ainsi que des hurlements de lions sont venus perturber notre sommeil. Et oui, en plus de la voie ferrée, nous voilà à côté d’une réserve de lions en rut. Allez on décampe direction Barstow à côté du village fantôme de Calico. Ce village a été abandonné en 1913 (à la fin de la ruée vers l’or) et tout a été réaménagé pour garder l’esprit des mines et les employés y sont habillés à la mode de l’époque. On peut également rechercher des pépites et visiter les mines avec un petit train.

 

Pour quelques dollars ça vaut le coup de faire la halte et de se plonger dans cette l’époque.
Mais l’heure de faire les bagages et le ménage a sonné, nous disons au revoir à RV dès demain. Il aura finalement bien tenu le coup même si c’est probablement son dernier voyage. On le quittera quand même avec un petit pincement au cœur qui devrait vite s’effacer lorsque nous retrouverons un vrai lit et peut être même une baignoire dans l’hôtel Paris de Las Vegas. On vous laisse, la clim et le four viennent de lâcher, pas sûr qu’on le ramène entier le Vévère !

 

Journal de Bord : De Monterey à Mickey

Nous venons de passer une semaine sur la Californie State Route 1 qui longe la côte Pacifique entre San Francisco et Los Angeles. C’est l’heure des retrouvailles avec un temps radieux, la chaleur et la nature. Nous avons tout d’abord visité Monterey, belle petite ville hispanique avec des missions (avant-postes religieux espagnols du XVIIIème siècle) à tous les coins de rues. Très belle ambiance colorée et festive avec en bonus un Fisherman’s Wharf (ponton de pêcheurs) avec des lions de mer en pagaille.

Nous avons poursuivi notre visite avec la ville de Carmel : huppée, chic avec un petit air d’Italie et de France, on est clairement dans une autre Amérique (encore une !) que nous n’avions pas encore vu jusque là.

Entre Monterey et Big Sur, nous longeons une corniche haut perchée avec une vue à couper le souffle et des dizaines de points de vues aménagés qui permettent d’admirer l’Océan s’écrasant contre les rochers. Les routes sont, par contre, peu évidentes pour notre bon vieux RV qui en bave à chaque virage (et Pedro par la même). Nous arrivons à Big Sur un week-end, et nous qui rêvions de soleil après notre semaine mitigée nous retrouvons dans une forêt épaisse qui laisse à peine passer les rayons du soleil. Les campings sont surchargés mais nous trouvons tout de même une petite place au bord d’une rivière ; ambiance garantie : une armée de grand sportifs qui sortent la tente pour le week-end, des feux de camps dans tous les coins et des filles en mini-short de running, prêtent pour la rando dés 8h du matin alors que je mange mes Fruit Loops.Le lendemain direction San Simeon, on descend d’un cran niveau altitude et on roule au raz des plages. J’aperçois sur un rocher une tripotée de grosse bête type phoque, 200 mètres plus loin ce sont des milliers d’éléphants de mer qui se font bronzer et batifolent dans l’eau ! Une vision incroyable et très émouvante (même si au premier abord ils ont l’air globalement morts) .

Arrivés à notre camping de San Luis Obispo, notre voisin de RV (qui finira par nous offrir de la viande au bbq, des brownies,…mais c’est une autre histoire) nous conseille d’aller chez le fermier d’à coté pour acheter de la tarte aux blueberries. Ce que nous ne savions pas c’est que le fermier en question vend a peu près tout ce qui existe dans une ferme (fruit, légumes, lait, oeuf, viande,…) et qu’en cette période pre-Halloween il vend des milliers de citrouilles et propose animations, tours de tracteur, cueillette dans les champs, pause café, visite des animaux de la ferme… Milan s’est vraiment éclaté et a pu faire son premier tour de tracteur dans la paille. Une expérience très intéressante pour nous car nous avons pu prendre conscience de l’importance de cette fête dans ce pays et surtout nous amuser en regardant les familles débattre sur le choix de « the pumpkin » comme nous le ferions pour notre sapin de Noël.

La suite de notre périple s’est poursuivie jusqu’à Santa Barbara (ça y est vous avez la chanson dans la tête ?). Forcément les gens sont chics, un peu « m’as-tu-vu » (la fille en mini-short de running est toujours là, j’abandonne les Fruit Loops), mais la ville est très jolie avec un pier aménagé et une grande rue piétonne. Etant donné le prix sur la côte, on dormira dans un camping dans les terres au milieu des paons (et oui on avait pas encore fait ça comme animal !).
Nous quittons la Highway 1 direction Los Angeles (californie) et surtout le Parc de Disneyland où nous avons réservé une surprise pour le plus petit de l’équipe qui nous a suivi dans notre aventure jusque là et qui a bien mérité sa rencontre avec Mickey.

Journal de Bord : San Francisco et la Silicon Valley

Ça y est, nous entamons la dernière partie de notre voyage et rejoignons pour un temps l’itinéraire que nous avions initialement prévu. Après une petite escale dans le Old Town de Sacramento nous voici enfin sur le fameux Golden Gate Bridge ! Et bien on a beau déjà l’avoir vu et revu à la télé et même pendant notre premier voyage de 2008, on peut dire qu’il en impose. Il est tout simplement immense, Pedro n’a d’ailleurs pas tellement apprécié le paysage, occupé à conduire RV au milieu d’une deux fois quatre voies.
La traversée de ce pont nous amène tout droit sur le parc Presidio (Que les fans de Metallica doivent connaitre) et son point de vue sur la baie : superbe !

 

Pendant notre dernier séjour à San Francisco, nous avions visité China Town, Market street et la Coït Tower. Cette fois-ci, et étant donné le peu d’appétence pour les visites du plus petit du groupe, nous comptons nous atteler au reste. Notre première visite sera le Golden Gate Park. Habitués du Parc de la Tête d’Or, les grands parcs ne nous font pas peur sauf que celui-ci fait à peu près le double en superficie ! Quelques kilomètres de marche et nous voilà au Japanese Tea Garden, un jardin traditionnel Japonais avec temples, bouddha, jardins zen et carpes multicolores. L’ambiance est tout à fait apaisante et les petites douceurs servies dans la maison de thé finissent le tableau.

Nous avons pu également faire une petite halte au Alamo Square et voir les fameuse « Painted Ladies » pendant que Milan testait les toboggans dans un des parcs les plus photographié au monde, la classe !

Pas facile de se garer et de circuler avec RV dans ces collines étroites mais nous avons tout de même poursuivi notre visite dans un quartier à l’autre bout de la ville : Fisherman’s Wharf . Plusieurs quais du port ont été aménagés pour les sorties et les touristes ce qui en fait un quartier animé et sympa pour déjeuner. On a d’ailleurs pu gouter la spécialité du coin : le Clam Chowder, sorte de soupe de poisson ou de crabe dans un pain rond : Yummy ! Les Sea Lions étaient également au rendez-vous sur le Pier 39, c’est assez impressionnant de les voir se prélasser au milieu de toute cette agitation !

Le temps étant bien mitigé comme souvent à San Francisco, nous nous sommes dirigés vers le sud en passant par Moutain View et le fameux siège de Google au milieu de la Silicon Valley. Les bâtiments s’étalent sur des kilomètres et les salariés se baladent en vélo aux couleurs du moteur de recherche, PC portable sans protection direct dans le panier. Vision assez paradoxale de cette société – colonie de vacances pour grands enfants en vélos multicolores alors qu’au quotidien, le travail avec leurs outils et leurs managers est des plus rigoureux. Comme quoi le ludique ne tue pas la productivité!

Hasard du calendrier, nous traversions Palo Alto (où se trouve notamment le siège social de Facebook) en ce matin du 5 Octobre, pendant qu’à quelques centaines de mètres de là, dans la maison d’un certain Steve Jobs venait de se produire le triste événement qui allait agiter les médias quelques heures plus tard… RIP Mr Jobs, notre route à nous continue et en direction du sud, dans la baie de Monterey.

Journal de Bord : Lassen Volcanic N.P.

Ces derniers jours ont été plutôt paisibles puisque sur la route entre l’Oregon et la Californie, nous avons décidé de modifier encore notre itinéraire pour aller visiter le Lassen Volcanic National Park, un parc situé au Nord de la Californie, très loin des sentiers battus et des bus de retraités de l’US Army.

Ce parc est plutôt inconnu pour un National Park (nous n’avons d’ailleurs trouvé qu’une seule ligne dans notre guide), et pourtant : Un volcan « endormi » depuis 1915 culminant à 3200m et au sommet enneigé, de magnifiques forêts de pins, des dizaines de petits lacs, des « trous qui pues » dus à la zone hydrothermale très active, des campings primitifs au milieu de la forêt,… Un Yellowstone miniature, sans les touristes, mais avec de grosses randonnées (il faut compter 2 à 6 heures pour la plupart des trails.)

Milan a d’ailleurs fait une très belle rencontre lors de notre trail autour du Manzanita Lake avec de petits commentaires digne d’un Ranger expert de la faune locale : « Biche ! Retourne dans ta cabane ! », lorsque celle-ci s’est approché de lui, ainsi qu’un « l’ai où sa maman ? » (oui dans la tête d’un enfant de 2 ans on ne se déplace que par groupe de 3, avec son Papa et sa Maman)

 

Bref encore un détour qu’on ne regrettera pas. Maintenant direction San Francisco, mais vous n’êtes pas à l’abri de nous retrouver dans le Kentucky dans 3 jours !

Journal de Bord : La côte de l’Oregon

Après cinq jours à parcourir la côte de l’Oregon, on peut dire que nous en avons pris plein les yeux ! Tout d’abord devant Cannon Beach qui nous est apparu avec un grand soleil et une petite brume autour du fameux Haystack Rock. Une vision assez magique qui nous a retenu deux jours sur cette simple plage. Lundi, nous avons repris la route le long de la côte et sommes passés jeter un oeil aux Three Capes Loops où nous avons pu nous garer et déjeuner au raz des vagues sur la plage. Nous avons ensuite atterri, un peu par hasard au Beverly Beach State Park, et là encore une très bonne surprise : une épaisse forêt de pins géants, d’énormes fougères et une rivière à saumons donnant droit sur le Pacifique. Du coup une nuit au calme et un trail dans cette forêt luxuriante de bon matin pour nous redonner du courage pour la suite de l’aventure.
Nous avons fini cette partie du parcours par la route côtière, non sans peine car les bourrasques de vent et une route un peu pourrie ont eut raison de nos placards et un pot de sauce tomate de un gallon (standard local) et un de vinaigre balsamique dans nos 15m² d’espace de vie ! Gros carnage !
Faute de trace de baleine pour le moment, nous avons décidé d’aller visiter les Sea Lion Caves (plus grande grotte aux phoques au monde) et à l’arrivée, nous voyons que sur la caméra de surveillance qui filme la grotte, il n’y en a aucun.
Julie : « Pourquoi les phoques ne sont pas là ? »
La dame : « Ils sont tous allés manger. »
Julie : « Ah super on va attendre, et ils reviennent quand ? »
La dame : « En novembre ou décembre… »
Bref, pas facile d’observer la faune sous-marine du coin à notre période, il faudra revenir cet hiver, dommage, mais pour remonter le moral des troupes direction Florence pour un resto bien mérité. A première vue le lieu fait un peu désertique et abandonné mais l’odeur de fish & chips a tôt fait de nous attirer dans ses filets (blague de pêcheur). Après ces quelques jours iodés et humides, nous repartons en direction de la Californie, très contents de cette semaine en Oregon et de nous être lancé à travers l’Idaho pour arriver ici.

Journal de Bord : Portland et ses environs

 

Après trois jours de routes à travers l’Idaho et la partie Est de l’Oregon nous crions enfin « terre » à la vue d’une rivière : nous entrons sur la Historic Road 30 qui longe Columbia Gorge River. On s’arrête devant plusieurs barrages avec vues sur le Mont Hood enneigé, qui semble sortir de nulle part. Une halte de deux jours à Troutdale (banlieue Est de Portland) nous a permis de visiter Multnomah Falls qui est la deuxième plus haute cascade des Etats-Unis. On visite par un petit trail bien sympa, ça sent les pins et ça brumise un peu mais avec les 30° ambiants on est bien. Cette petite halte est également l’occasion de faire fumer la carte bleue dans les Outlets voisins (à $40 le jeans Levi’s et $30 les Converses, on se lâche.)

 

Le lendemain nous voilà sur la route pour la côte Pacifique avec quelques heures à passer à Portland. On ne savait pas trop à quoi s’attendre donc grosse surprise en découvrant une ville à la croisée de San Francisco pour l’architecture et le coté tranquille et de Lausanne ou de Brighton pour le coté Rock n’ Roll. C’est fashion, c’est bobo, des artistes et des musiciens à tous les coins de rues, des fontaines, des petits restos charmants et des baraques fast food à la Campden Town… l’atmosphère est bien résumée par la photo du jour : Keep Portland Weird. Il semble faire bon vivre ici et en tout cas c’est très agréable à visiter. On a adoré et quand c’est la surprise, c’est encore mieux !