Journal de Bord : Retour à San Francisco

Dernière ligne droite avant le retour en France, nous remontons l’Est de la Sierra Nevada pour la traverser au nord et rejoindre San Francisco après quelques étapes à Mono Lake, Bodie,…

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La petite halte à Mono Lake nous offre une jolie vue sur le lac mais trop de fatigue pour visiter le soir même après notre journée « hot springs » ! Nous passons donc la soirée au camping avec un petit tour dans une ville qui sort tout juste de la torpeur hivernale. Bref, hors saison, les principales routes étant encore fermées, pas grand chose à faire dans le coin. Nous décidons tout de même d’aller visiter les Tuffas de Mono Lake, énormes et nombreux pics de calcaires crées par une activité thermale hors du commun. C’est beau, c’est féerique,… malheureusement nous sommes attaqués par de minuscules mouches piquantes qui nous laisseront à peine le temps de quelques photos. Nous piquons un sprint jusqu’au camping-car et nous reprenons la route en direction de Bodie.

 

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Nous avions déjà visité Bodie lors de notre voyage de 2008, mais c’était une première avec les enfants qui ont adoré ce village. Et c’est vrai qu’on peut dire que Bodie ne manque pas de charme, ancienne ville de chercheurs d’or, abandonnée récemment (1930), les bâtiments ont été gardés quasi intact avec l’intérieur des boutiques, l’école encore bien conservée,… Une sorte d’Oradour-sur-Glane à l’américaine… et en moins glauque ! Attention la route n’est vraiment pas commode en camping-car pour atteindre ce village,

Journal de Bord : De la côte Pacifique à Las Vegas

Alors je le dis tout de suite, ce ne sera pas la partie la plus sympa du voyage. Nous ne sommes pas de grands amoureux du désert Mojave, mais cette route est incontournable pour rallier Vegas depuis la côte ouest. Nous y avons tout de même fait de belles découvertes lors de ces deux jours de traversée entre la côte Pacifique et Sin City.

Tout d’abord de superbes paysages vallonnés façon colline Windows sur la route au Sud de San Luis Obispo, des kilomètres de campagne verdoyante en ce mois d’avril. Une route reposante et qui change des paysages que nous avions vus jusqu’alors aux Etats-unis.

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Nous avons longé la côté vers le Sud jusqu’au village de Solvang,

Journal de Bord : de San Francisco à San Luis Obispo, la Highway 1

Après avoir récupéré notre camping-car vendredi midi, nous arrivons, sans course, avec pour seules réserves nos restes du vol (oui encore !), au KOA de Santa Cruz. C’est le début du week-end, les familles sont déjà installées autour du feu de camp, des enfants s’entrainent au baseball dans un coin du camping et les barbecues sont déjà en route. Le pudding de British Airways goût sopalin nous semble bien triste. Le restaurant du camping propose des plats entre 40 & 60$, il ne nous reste que le général store qui ne propose que du vegan, végétarien, gluten free, bio,… 7$ le paquet de pain de mie. On terminera à faire un apéro biobiograingrain Houmous, Half Moon Bay amber ale, pain, noodles bio-vegan à 50$ ! Mais ON Y EST, et le camping-car est on ne peut plus confortable ! Les enfants font leur première rencontre avec les autochtones le lendemain matin au playgound du camping, Milan dit hello, bye et thanks, aux Américains, Hugo leur jette du sable dans les yeux, on s’intègre à notre façon !

Nous repartons le lendemain pour Marina Dunes à 1 h de route le long de la Highway 1. Nous découvrons déjà de superbes paysages et une végétation luxuriante : eucalyptus, pin, cactus, palmiers et des champs de fraises, artichauts, et autres fruits et légumes tout au long de la route. Nous nous arrêtons faire le plein de fresh food dans une « ferme » qui vend à peu près tout ce qui existe en matière de fruits et légumes à des prix défiants toute concurrence (0,99c les 4 avocats !)

A Marina Dunes State Park nous arrivons cette fois avec le plein de courses, tout devrait bien se passer. Un petit trail nous emmène directement du camping sur la côte par un petit chemin dans les dunes, du haut on voit jusqu’à Pacific Grove. Et, alors que nous qui venions de renoncer à la croisière « safari »  en haute mer de 3 h avec les petits, nous voyons apparaitre un premier jet au loin, puis 2, puis 10,… Un groupe de baleines passe à quelques centaines de mètres de la plage. Du haut de notre dune nous voyons distinctement leurs jets et leurs dos quand elles remontent. Ce sont des humpback whales ou baleines à bosses qui empreintent cette route pour remonter vers le nord. Nous sommes comblés de voir des baleines depuis la plage,

Journal de bord : de Lyon à San Francisco

Nous voilà arrivés à San Francisco après près de 22h de voyage. Cette fois pas de grosses embuches, toutes les valises sont là, l’A380 n’a pas fini dans le grillage d’Heathrow, un mec des douanes Américaines nous à fait passer devant tout le monde grâce à Hugo (ce qui nous à fait gagner une grosse heure d’attente à l’arrivée) et la navette de l’hôtel nous a bien récupérés comme prévu.

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Notre suite royale

 

Certes notre avion s’est engagé sur la piste à Londres avant de faire demi tour pour déposer un passager malade, puis il a fallu vider l’avion pour sortir sa valise, puis refaire le plein d’essence pour pouvoir rattraper le retard sur le chemin, puis refaire la queue jusqu’à la piste… bref plus de deux heures à attendre dans l’avion pour finalement une petite heure de retard de l’autre coté.

Autrement le vol s’est bien passé, parfait pour Milan qui a regardé des films et joué à des jeux vidéos (merci l’A380 !) plus compliqué pour Hugo qui « voulait sortir dehors » après 3 ou 4h de vol et alors qu’il en restait au moins 6 ! Pedro, flippé en avion a été bien sage,

USAQuatre : Top départ !

C’est parti ! Voilà, après un an d’attente depuis que nous avons commencé à organiser ce troisième voyage, et près de cinq ans après notre dernier road-trip dans le Far West à trois, nous voilà de retour en Californie, à quatre cette fois, et toujours aussi impatients et excités de ce nouveau voyage.

Bon, par contre soyons honnêtes, déjà qu’on est pas de grands fans de l’avion, mais là, en A380, et en ces temps troubles pas facile de trouver le sommeil. Après, on a à peu près autant de chances de croiser un illuminé pendant ce mois d’aventures qu’en allant au boulot le matin (enfin, là je parle pas pour moi du coup !) ou en allant boire un coup en ville. Vivre c’est prendre des risques !
Et puis on se dit que tout ce stress vaut le coup, passer un mois tous les quatre, en famille, dans des paysages grandioses, dans un camping-car grand comme une piscine Olympique. Retrouver ce pays qu’on aime tant (et autrement que par la lorgnette de TF1 ou du Petit Journal qui ne le résume qu’à une seule chose : Donald Trump ), montrer à nos enfants ce que tant d’adultes ne verront qu’en photo, que non ce pays ce n’est pas uniquement les armes, les fast foods et les grosses bagnoles, que les Amérindiens ne dorment plus dans des tipis (mais dans des préfabriqués ! :-)), et que NON, la Bud, c’est pas très très bon (enfin il me semble que faire goûter de la Bud à un enfant est passible de 5ans de prison dans 8 états) !

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Notre itinéraire est en train d’être finalisé, environ 4000 km en un mois de camping-car, il va pas falloir traîner.
Départ de San Francisco direction le sud par la Highway 1 le long du pacifique, petite escale à Las Vegas pour aller voir, entre autre, le concert de Nashville, la route 66, l’Arizona (Grand Canyon, Sedona,…), la remontée vers l’Utah et ses parcs (Arches, Canyonland, Capitol Reef, Bryce, Zion), retour dans le Nevada (Valley of Fire), puis retour en Californie en passant par Death Valley et les hot springs le long de Yosemite. Autant dire un beau programme, avec des endroits que nous connaissons de 2008 ou 2011 et des nouveaux (comme Grand Canyon, car oui, en presque trois mois sur place jusque là, nous n’avons jamais visité le Grand Canyon !)

 

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Pour nous suivre pendant le road-trip, plusieurs endroits :

– Sur Instagram : www.instagram.com/usaquatre pour les photos en temps réel

– Sur Twitter : @USA_Quatre pour les messages quotidiens

– Sur ce blog : www.usaquatre.fr pour les journaux de bord pendant le road-trip, et nos timelines Twitter et Instagram dans la colonne de droite.

Trouver un billet d’avion pas cher pour les USA…

…ou, le mystère des algorithmes des compagnies aériennes !

Réserver un billet d’avion (pour les USA ou ailleurs) c’est simple, avoir un prix correct c’est faisable, mais comprendre comment est calculé le prix du billet, là mystère !

Voici donc quelques conseils pour trouver des billets d’avion à un prix acceptable :

  • Connaitre le tarif moyen de son billet :

Il est très important de connaitre la tarif moyen pour la période que vous recherchez car le jour où un tarif correct vous est proposé vous n’aurez que quelques heures pour prendre votre décision et dégainer votre carte bleue avant que les quelques places mises en vente ne s’envolent (vous l’avez ? Les places… s’envolent. Bon c’est pas grave). Le site Algofly propose un outil très bien fait pour connaitre le tarif moyen de votre vol pour une période donnée (voir capture ci-dessous).

Road-trip avec un enfant… ou deux !

Avant notre deuxième voyage en 2011 nous avions rédigé un article sur notre organisation pour gérer un voyage avec un enfant de deux ans. Debriefing de ce premier road-trip avec un enfant :

L’avion :

En tant que famille, vous pouvez reserver les sièges en priorité (normalement 24h avant l’heure de décollage, à vérifier selon les compagnies aériennes). Je vous conseille de le faire dès que possible et de reserver les sièges les plus à l’avant de votre couloir (juste derrière les cuisines) qui sont beaucoup plus spacieux.
Privilegiez également les vols de nuit, cela permettra à votre enfant d’avoir quelques heures de sommeil consecutives. Notre « grand » vol partait à 17h de Londres, juste le temps de manger et dodo jusqu’à Las Vegas pour notre petit. Il est en revanche interdit de le faire dormir par terre, même si la place devant votre siège le permettrait.

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USA4, un nouveau road trip en 2016

 

Ça y est, après plusieurs années d’hésitations, de projets avortés vers le Japon ou la Norvège, nous voilà de retour pour de nouvelles aventures avec un quatrième larr(d)on.

 

Bizarrement, les autres projets de voyages ne nous ont jamais fait cet effet. D’un côté on se dit qu’il vaudrait mieux partir pour des pays que nous n’avons pas encore explorés ou un peu plus exotiques, mais à chaque fois c’est l’Ouest américain qui nous fait vibrer. Nous sommes littéralement amoureux de cette région et pour l’instant rien n’a autant de saveur qu’un road trip chez l’Oncle Sam.

 

Cette fois-ci nous envisageons un voyage d’un mois (25 jours de camping-car), au début du printemps 2016, et un parcours (à définir) Las Vegas-Las Vegas entre les parcs de l’Utah et la Californie.

Plusieurs étapes pour ce projet :
1- Poser les vacances et repasser en mode patates-verre d’eau pour faire des économies.
2- Réserver le camping-car et l’avion au mois d’août
3- Peaufiner notre parcours (qui ne sera pas respecté comme toujours)

Bref, il y a encore pas mal de choses à « travailler » pour que le projet puisse voir le jour mais nous sommes d’ores et déjà surexcités à l’idée de repartir en famille aux Etats-unis et d’offrir au plus petit la même aventure que son grand frère en 2011.

Here we go ! ! !!

Chausson Flash 03 – Notre 1er camping-car

Hervé est heureux de vous annoncer la naissance de son fils Hervé Chausson Junior,
né à Chambéry le 24 Décembre 2011 à 10h58.
Hervé Chausson Jr. mesure 6m42 et pèse 3.5T.
Le papa et l’enfant se portent bien, le retour à la maison est prévu pour mi-février.

 

Après deux mois à sillonner les routes Américaines à bord de notre C25, nous avons craqué et nous sommes lancés dans l’achat de notre premier camping-car : un Chausson Flash 03. Camping-car avec capucine, monté sur un camion FORD 125CV, 6 places carte grise et 6 places nuit dont deux lits superposés à l’arrière pour les enfants.

 

Two-Face RV Dent… les deux visages du camping-car

 

…oui parce que c’est facile de faire les malins au milieu de l’Oregon, sur des plages paradisiaques, dans notre RV, à manger des steaks de Bisons en buvant un grand cru de la Napa Valley pendant que vous, vous arrivez en retard au boulot, sous la pluie (ou la neige mouillée c’est selon), parce que votre tram était bloqué par une manif’ de lycéens ; mais la vie dans notre bon Vévère, elle est pas toujours aussi sympa qu’on pourrait le croire. Oui on pourrait parler des heures de la simplicité de s’arrêter sur la plage pour se préparer un délicieux repas sur notre plaque trois feux ou notre four multi-fonctions, on pourrait vous raconter le bonheur de se réveiller au milieu d’une forêt bordée de loups au coeur du Yellowstone,…. mais on va plutôt vous raconter l’autre visage de la vie en camping-car, celui où Papa va « faire des bêtises avec le tuyau de caca » (je cite Milan là hein, c’est pas moi qui parle comme ça), celui où on hésite à prendre une douche tous les jours, celui où la malbouffe Américaine nous fais rêver avec le potentiel de créativité culinaire que nous avons sur nos 4 roues (enfin 6…ou 8 peut-être !).

 

Oui, parce que c’est bien joli l’autonomie, mais ça implique d’avoir des réserves d’eau, d’essence, d’électricité,… donc là premier problème, avec un camping-car neuf ça fonctionne, mais avec un RV à 200 000 km sur le troisième moteur avec intérieur millésime 1993, et ben la batterie pour la lumière, le frigo et tout ce qui permet d’avoir une vie normale ben elle marche plus. Donc là, on vous épargne la journée à Jackson Hole (qui comme son nom l’indique est un trou), sous la pluie, à faire changer une batterie dans un magasin de réparation de cuisinières, gentiment conseillé par le Travellers Assistance de Cruise America.
Et puis si on stocke de l’énergie, il faut bien aussi stocker les déchets (de tout type) et donc vider tous les matins (vous verrez plus tard pourquoi TOUS les matins) le sewer (eau des toilettes, de la douche et des éviers). Et là c’est bien simple, pas un matin sans avoir le tuyau qui se décroche du RV, les égouts bouchés avec toute la petite marchandise qui remonte (les eaux bleutées de Yellowstone à coté c’est de la rigolade), pas un matin sans en prendre soit dans la tronche, soit sur les pompes, je ne parle pas des mains, le tuyau que nous avions au départ étant percé à trois endroits ! Enfin bon, chaque matin son petit Alexandrin de poésie.
Et puis il a aussi l’espace dans le camping-car, les nuits dans notre cercueil qui ne permet pas le moindre mouvement (l’entaille que j’ai au genou vient d’un mouvement un peu rapide dans le lit ayant entraîné un « frottement » sur la moustiquaire… du plafond), la douche dans laquelle je ne tiens pas debout, celles des blocs sans eau chaude (ou avec eau soudainement très chaude), la table 4 places où manger à 3 relève du défi,… Et puis une cuisine c’est bien mais sans plan de travail ni poêle c’est moins pratique, et là dedans, même faire une purée semble compliqué. Nos repas sont donc principalement constitués de sachets de légumes à faire cuire en deux minutes au micro onde, un délice de tous les instants.
Et enfin il y a les jours où on cumule : on part sans vider le sewer, on prend une bosse, les placards s’ouvrent, on en perd le contenu sur le sol où s’éclatent un litre de sauce tomate et autant de vinaigre, alors on veut nettoyer et on se rend compte au bout de 10 minutes que l’eau vinaigro-tomatée qui coule dans l’évier remonte par la douche, déborde et recoule dans la pièce parce que les cuves étaient pleines, y’a les jours comme ça aussi.

Mais bon on sait pourquoi on est là, alors plutôt que de vous raconter tout ça on va plutôt vous mettre une petite photo de ce qu’on voit le soir en allant se coucher.

Allez…travaillez bien !

Journal de Bord : Ma vie dedans Hervé le RV

Nous voilà donc à la découverte de notre tout nouveau mode de vie pour les 6 semaines à venir : Le camping-car (ou Recreational Vehicle ici, ou R.V., ou Motorhome, ou…).

 Nous qui pensions avoir un gros RV, il ressemble plutôt à une Twingo par rapport à ceux des locaux mais il faut reconnaître que c’est tout confort (surtout après des années de camping en tente) : Toilettes, douche, cuisine, frigo, table et banquettes, clim et chauffage, 165L d’eau embarqués, 3 jours d’autonomie,…
Bon il a fallu apprendre à nous en servir seuls puique nous avons eu en tout et pour tout 10min d’explications en Anglais avec le mec de Cruise America qui faisait une vanne à chaque fois qu’on posait une question. Mais ça va, à l’usage et avec un petit manuel c’est assez simple, facile à conduire malgré ses 3m sur 10m, et très pratique à connecter dans le camping (electricité, eau, évacuation).
Sur la photo de droite Julie a l’air concentrée mais en fait elle fait juste couler de l’eau depuis une bonbonne…
Niveau popote, on a le stricte nécessaire ce qui nous va très bien, 3 casseroles, une poêle et une passoire. On s’est quand même acheté une cafetière car le café lyophilisé pendant 6 semaines ça nous rappelle trop le boulot (cf : salut les cons qui bossent).Niveau nourriture on trouve à peu près tout à part du pain et du fromage (enfin on en trouve mais on manque de courage pour en manger). Les emplacements sont souvent équipés de barbecue(s) donc on ne devrait pas mourir de faim.Pour la douche c’est top également, sauf pour Milan qui est habitué au bain et qui a du mal à se faire au jet. En même temps étant donné qu’il passe son temps à jouer avec de la terre et du sable on ne lui laisse pas le choix.

A côté de son père, Le petit wingman vérifie que tout se passe bien et profite du paysage pendant que je bulle sur le canapé derrière lui.
On voit également en haut notre petit sarcophage lit qui ne laisse aucune place à l’acrobatie mais qui nous convient très bien. Au moins en cas de réveil en pleine nuit, tu te lèves et BIM tu te recouches dans de doux songes.
Pour finir, les routes sont bien agréables, on peut se faire de petites haltes photos sans trop de soucis et admirer l’immensité des paysages de l’Ouest américain. On se fait doubler par des poids lourds de trois à quatre remorques, par des picks-up et des Harleys et là on se dit que ça y est on est bien en Amérique !

 

Journal de Bord : Las Vegas

Que dire des ces quatre jours passés à Las Vegas : Le contraste !
Tout ce que nous avions aimé de cet endroit lors de notre voyage de 2008 (une des villes que nous avions préféré) nous apparaît aujourd’hui plus terne. Nous ne nous étions arrêté que quelques heures la dernière fois, avions été très impressionnés par les magnifiques extérieurs des hôtels, avions profité des adresses de standing et de leurs piscines (Bellagio), avions joué 3min aux machines à sous pour gagner 150$, et nous étions amusé de la débauche ambiante qui règne ici.
Cette fois nous nous retrouvons avec un enfant, à tenter de lui masquer cette même débauche, dans un hôtel vieillissant (Luxor) et sommes confrontés à l’arrière des façades, à savoir, des hordes de touristes qui mangent à « volonté » (ce mot prend tout son sens ici) des plats bien gras-gras et surtout qui boivent des litres et des litres de sodas et autres à toutes heures de la journée.
Ça c’était pour le coté négatif car on aura quand même bien profité de la piscine (importante quand il fait 43°c dehors) et des buffets histoire de se remettre du Jet-lag et commencer notre périple en pleine forme. Les buffets ouverts 24h/24 sont pratiques quand on vit la nuit, et économiques quand on peut manger matin, midi et soir pour 20€ par tête et par jour… et puis il faut bien que deux touristes mangent les haricots verts qui sont  dans le bac depuis le début de la semaine.
De plus lorsqu’on arrive après un voyage un peu dur en émotion (voir post précédent), 10h de décalage horaire et une valise en moins (avec tous nos travellers chèques dedans les gros malins !!!) il est quelques fois difficile de profiter instantanément ; on mettra donc cette impression négative de la ville sur le compte de notre mauvaise humeur post-aéronautique et on vous dira si ça fait pareil depuis le Wynn après quelques semaines en camping ! (ndlr : une simple visite du Bellagio aujourd’hui change déjà grandement l’impression d’ensemble et nous renvoie à notre visite de 2008)
Une chose est sûr c’est que Milan ne passe pas inaperçu ici, que ce soit auprès des mamies serveuses « Hey Awesome ! Hey Gorgeous ! Hey movie star ! Look at this laaaassshhh » ou des touristes : un américain du cru s’est bien fendu la poire en le voyant et nous a dit un truc du genre « Look at this child ! He is only two years old… I waited until my forty to go to Vegas !Voilà, on a pris ce qu’il y avait à prendre et on est très heureux de récupérer aujourd’hui notre camping-car pour aller retrouver l’authentique Amérique : les parcs, la nature, les grands espaces, les petites villes perdues, les barbecues… et commencer réellement nos vacances !