Monthly Archives: septembre 2011

Two-Face RV Dent… les deux visages du camping-car

 

…oui parce que c’est facile de faire les malins au milieu de l’Oregon, sur des plages paradisiaques, dans notre RV, à manger des steaks de Bisons en buvant un grand cru de la Napa Valley pendant que vous, vous arrivez en retard au boulot, sous la pluie (ou la neige mouillée c’est selon), parce que votre tram était bloqué par une manif’ de lycéens ; mais la vie dans notre bon Vévère, elle est pas toujours aussi sympa qu’on pourrait le croire. Oui on pourrait parler des heures de la simplicité de s’arrêter sur la plage pour se préparer un délicieux repas sur notre plaque trois feux ou notre four multi-fonctions, on pourrait vous raconter le bonheur de se réveiller au milieu d’une forêt bordée de loups au coeur du Yellowstone,…. mais on va plutôt vous raconter l’autre visage de la vie en camping-car, celui où Papa va « faire des bêtises avec le tuyau de caca » (je cite Milan là hein, c’est pas moi qui parle comme ça), celui où on hésite à prendre une douche tous les jours, celui où la malbouffe Américaine nous fais rêver avec le potentiel de créativité culinaire que nous avons sur nos 4 roues (enfin 6…ou 8 peut-être !).

 

Oui, parce que c’est bien joli l’autonomie, mais ça implique d’avoir des réserves d’eau, d’essence, d’électricité,… donc là premier problème, avec un camping-car neuf ça fonctionne, mais avec un RV à 200 000 km sur le troisième moteur avec intérieur millésime 1993, et ben la batterie pour la lumière, le frigo et tout ce qui permet d’avoir une vie normale ben elle marche plus. Donc là, on vous épargne la journée à Jackson Hole (qui comme son nom l’indique est un trou), sous la pluie, à faire changer une batterie dans un magasin de réparation de cuisinières, gentiment conseillé par le Travellers Assistance de Cruise America.
Et puis si on stocke de l’énergie, il faut bien aussi stocker les déchets (de tout type) et donc vider tous les matins (vous verrez plus tard pourquoi TOUS les matins) le sewer (eau des toilettes, de la douche et des éviers). Et là c’est bien simple, pas un matin sans avoir le tuyau qui se décroche du RV, les égouts bouchés avec toute la petite marchandise qui remonte (les eaux bleutées de Yellowstone à coté c’est de la rigolade), pas un matin sans en prendre soit dans la tronche, soit sur les pompes, je ne parle pas des mains, le tuyau que nous avions au départ étant percé à trois endroits ! Enfin bon, chaque matin son petit Alexandrin de poésie.
Et puis il a aussi l’espace dans le camping-car, les nuits dans notre cercueil qui ne permet pas le moindre mouvement (l’entaille que j’ai au genou vient d’un mouvement un peu rapide dans le lit ayant entraîné un « frottement » sur la moustiquaire… du plafond), la douche dans laquelle je ne tiens pas debout, celles des blocs sans eau chaude (ou avec eau soudainement très chaude), la table 4 places où manger à 3 relève du défi,… Et puis une cuisine c’est bien mais sans plan de travail ni poêle c’est moins pratique, et là dedans, même faire une purée semble compliqué. Nos repas sont donc principalement constitués de sachets de légumes à faire cuire en deux minutes au micro onde, un délice de tous les instants.
Et enfin il y a les jours où on cumule : on part sans vider le sewer, on prend une bosse, les placards s’ouvrent, on en perd le contenu sur le sol où s’éclatent un litre de sauce tomate et autant de vinaigre, alors on veut nettoyer et on se rend compte au bout de 10 minutes que l’eau vinaigro-tomatée qui coule dans l’évier remonte par la douche, déborde et recoule dans la pièce parce que les cuves étaient pleines, y’a les jours comme ça aussi.

Mais bon on sait pourquoi on est là, alors plutôt que de vous raconter tout ça on va plutôt vous mettre une petite photo de ce qu’on voit le soir en allant se coucher.

Allez…travaillez bien !

Journal de Bord : La côte de l’Oregon

Après cinq jours à parcourir la côte de l’Oregon, on peut dire que nous en avons pris plein les yeux ! Tout d’abord devant Cannon Beach qui nous est apparu avec un grand soleil et une petite brume autour du fameux Haystack Rock. Une vision assez magique qui nous a retenu deux jours sur cette simple plage. Lundi, nous avons repris la route le long de la côte et sommes passés jeter un oeil aux Three Capes Loops où nous avons pu nous garer et déjeuner au raz des vagues sur la plage. Nous avons ensuite atterri, un peu par hasard au Beverly Beach State Park, et là encore une très bonne surprise : une épaisse forêt de pins géants, d’énormes fougères et une rivière à saumons donnant droit sur le Pacifique. Du coup une nuit au calme et un trail dans cette forêt luxuriante de bon matin pour nous redonner du courage pour la suite de l’aventure.
Nous avons fini cette partie du parcours par la route côtière, non sans peine car les bourrasques de vent et une route un peu pourrie ont eut raison de nos placards et un pot de sauce tomate de un gallon (standard local) et un de vinaigre balsamique dans nos 15m² d’espace de vie ! Gros carnage !
Faute de trace de baleine pour le moment, nous avons décidé d’aller visiter les Sea Lion Caves (plus grande grotte aux phoques au monde) et à l’arrivée, nous voyons que sur la caméra de surveillance qui filme la grotte, il n’y en a aucun.
Julie : « Pourquoi les phoques ne sont pas là ? »
La dame : « Ils sont tous allés manger. »
Julie : « Ah super on va attendre, et ils reviennent quand ? »
La dame : « En novembre ou décembre… »
Bref, pas facile d’observer la faune sous-marine du coin à notre période, il faudra revenir cet hiver, dommage, mais pour remonter le moral des troupes direction Florence pour un resto bien mérité. A première vue le lieu fait un peu désertique et abandonné mais l’odeur de fish & chips a tôt fait de nous attirer dans ses filets (blague de pêcheur). Après ces quelques jours iodés et humides, nous repartons en direction de la Californie, très contents de cette semaine en Oregon et de nous être lancé à travers l’Idaho pour arriver ici.

Journal de Bord : Portland et ses environs

 

Après trois jours de routes à travers l’Idaho et la partie Est de l’Oregon nous crions enfin « terre » à la vue d’une rivière : nous entrons sur la Historic Road 30 qui longe Columbia Gorge River. On s’arrête devant plusieurs barrages avec vues sur le Mont Hood enneigé, qui semble sortir de nulle part. Une halte de deux jours à Troutdale (banlieue Est de Portland) nous a permis de visiter Multnomah Falls qui est la deuxième plus haute cascade des Etats-Unis. On visite par un petit trail bien sympa, ça sent les pins et ça brumise un peu mais avec les 30° ambiants on est bien. Cette petite halte est également l’occasion de faire fumer la carte bleue dans les Outlets voisins (à $40 le jeans Levi’s et $30 les Converses, on se lâche.)

 

Le lendemain nous voilà sur la route pour la côte Pacifique avec quelques heures à passer à Portland. On ne savait pas trop à quoi s’attendre donc grosse surprise en découvrant une ville à la croisée de San Francisco pour l’architecture et le coté tranquille et de Lausanne ou de Brighton pour le coté Rock n’ Roll. C’est fashion, c’est bobo, des artistes et des musiciens à tous les coins de rues, des fontaines, des petits restos charmants et des baraques fast food à la Campden Town… l’atmosphère est bien résumée par la photo du jour : Keep Portland Weird. Il semble faire bon vivre ici et en tout cas c’est très agréable à visiter. On a adoré et quand c’est la surprise, c’est encore mieux !

 

Journal de Bord : Jackson Hole

Notre dernière traversée de Yellowstone (car la visite de ce GRAND parc nécessite quelques heures de conduite) nous a emmené tout d’abord à Flagg Ranch, petit complexe perdu entre les parcs de Yelllowstone et de Grand Teton. Petite étape d’une nuit ici, un burger de bison (délicieux) au resto local et nous voilà, 70 miles de montagnes plus loin, arrivés à Jackson Hole, station de ski huppée mais également petite ville de cowboys de 8000 habitants. Un mix tout à fait détonnant qui offre une atmosphère festive et originale. On a adoré flâner devant les boutiques d’art local, de fringues de sport, de chapeaux et bottes de cowboys mais aussi découvrir le marché fermier et les boutiques bio qui en font une ville tout à fait différente de ce que nous avons pu voir jusque là.
En bref une ville où l’esprit bobo-sporto-cowboy nous beaucoup a plu… Superbe ville de Jackson, comme tout le reste du  Wyoming d’ailleurs. Bye bye Jackson, bye bye le Wyoming, direction l’Idaho !

Journal de Bord : Yellowstone N.P.

Difficile de résumer presque 4 jours à Yellowstone en quelques lignes : des paysages magnifiques, des cascades, des torrents, des forêts immenses, des arbres pétrifiés, des centaines de bisons, des loups, des élans, des geysers et des fumerolles tous les 5 km, sur un territoire grand comme la Corse (oui oui !). Autant dire qu’on en prend plein les yeux, même pendant les longues heures de conduite tant la diversité de ce parc nous a bluffé. La partie Ouest du parc est recouverte de geysers, bassins colorés et fumants à l’odeur de souffre, mares de boue en ébullition,… ; à l’Est se trouve le canyon et ses cascades ainsi que de grandes vallées abritant la très dense et très sauvage faune locale. Nous aurons pas eu (pas pris) le temps d’aller voir Mammoth Spring ainsi que les alentours du lac de Yellowstone mais bon il faut bien en laisser pour la prochaine fois.

 

 

Chaque point de vue dispose d’un aménagement avec des passerelles en bois de 2 km maximum qui serpentent entre les divers sites géologiques, ce qui est bien pratique quand on voyage avec un enfant en bas âge. Petit bémol cependant (qui fera plaisir à Raphy) concernant ces aménagements « grand public » excessifs : on comprend que le Old Faithful qui crache toutes les heures depuis la nuit des temps et drainent des millions de visiteurs tous les ans, soit aménagé pour être visible de tous ; on comprend moins que la seule route du parc suive tous les sites géologiques sans exception et on est un peu outré par les personnes ne prenant même pas toujours la peine de descendre de leur bus pour faire une photo. Peut-être que laisser un ou deux sites pour les visiteurs prêts à marcher quelques heures dans la forêt pour les découvrir n’aurait pas été un luxe. Il faut tout même noter qu’avec la taille du Yellowstone N.P., même si les quelques kilomètres de routes sont très visités, il reste des centaines de kilomètres de chemins à explorer à pieds très loin des bus et très proches des ours… donc sans petit.
De notre côté cela nous a permis de profiter à fond de ces trois jours sans avoir à faire des heures de marche avec Milan sur le dos. En plus, fait rare depuis le début du voyage, il semblerait que cela ait intéressé Milan, il nous parle des « trous qui puent », des geysers et des cascades depuis 3 jours.
Petite anecdote, devant les premières fumerolles aperçues à notre arrivée (voir photo ci-dessus) :
Nous : « Regarde Milan la fumée là-bas, c’est beau hein ?« 
Milan, regardant le sable par terre :  « l’ai où ma pelle ?« 
Nos gros coups de coeurs :
– La première nuit avec pleine lune et hurlements d’une meute de loups, même dans le RV on ne fait pas les malins.
– La vallée de Hayden et ces centaines de bisons et même un coyote (ou un jeune loup) surpris en train de chasser.
– Artist Point et la magnifique vue sur Lower Falls et le Canyon de Yellowstone.
– La route en général qui suit de très belles rivières sinueuses avec pêcheurs à la mouche en bonus.

 

Les photos c’est par là.

 

Journal de Bord : Salt Lake City & Antelope Island


Quel étrange endroit que Salt Lake City : d’un coté une magnifique ville avec ses villas cossues, ses pelouses taillées à la serpette, ses batiments masqués par une cascade, son capitole, ses rivières qui coulent le long des trottoirs et ses sympathiques habitants toujours prêts à rendre service, à faire une photo ou a discuter,… de l’autre, cette irréelle impression d’être dans The Truman Show : un centre ville sans le moindre commerce, des habitants tirés à quatre épingles avec cravate de rigueur et prénom épinglé sur la veste, se baladant dans la rue le livre des Mormons sous le bras et toujours enclins à « discuter » de leur Temple ou de leur Religion,…
Un exemple pour expliquer ce double visage : La navette qui relie le camping au centre ville est gratuite et offerte par « l’Eglise de Jesus Christ des derniers jours », mais cette gratuité implique de faire un tour d’une demi heure du Square Temple avec un missionnaire. En bref une ville qui mérite d’être vue et où il doit faire bon vivre mais qui laisse une impression assez spéciale si on ne reste qu’autour du centre ville.
Utah Fair Trade

Utah Fair Trade

Cependant une petite soirée à la Utah State Fair (foire de l’Utah) nous a donné l’occasion de retrouver une Amérique plus « habituelle » ici à SLC : manèges, cochons, vente de cerceuils et de saunas, groupe de country et Corn-dog a volonté,… Milan a adoré les animaux et le toboggan géant et nous tout simplement l’ambiance Sooo American.

Antelope Island

Antelope Island

Notre périple a ensuite continué au nord de Salt Lake City, à l’Antelope Island State Park, une presqu’île au milieu du Great Salt Lake. C’est calme, la lumière est magnifique, on croise des milliers d’oiseaux en migration, des bisons (qui visitent le camping au couché du soleil), des biches, des lapins et on tombe en extase devant la vue du camping à…4$ la nuit.
Julie a pu tester la baignade dans le Grand Lac Salé et Milan a même pu y boire la tasse (« pas booonnn »). On a pris un grand bol d’air salé avant le départ pour nos deux jours de route direction Yellowstone N.P.

 

Bridger Bay campground

La camping de Bridger Bay à Antelope Island

Journal de Bord : Bryce Canyon N.P.

Nous venons de passer deux nuits dans un camping à deux pas du Rim trail qui donne sur le cirque de Bryce Canyon. Le North Campground est un camping dit primitif, sans eau, ni électricité, situé dans une forêt de pins donc bien paisible. On va chercher du bois et des pommes de pins pour le barbecue, accompagné par des chiens de prairies et des pic-verts. La température y est très douce la journée mais elle est tombée à 4°c la première nuit, on a donc fini tous les trois dans le même lit.

 

On a également pu admirer les superbes points de vues de Fairyland, Sunrise et Sunset point et se faire une petite rando dans les hoodoos : Le combo Navajo loop trail et Queen’s Garden trail. Beaucoup de descentes … et de montées, donc le sac de 15kg a pesé lourd pour Pedro. Mais bon ça valait le coup et on a pu de nouveaux compter les chiens de prairies avec Milan.

 

Pedro & Milan à l’assaut des « hoodoos »

 

Nous avions très envie de revoir Bryce qui avait vraiment été notre coup de coeur lors de notre premier voyage, l’émotion est toujours aussi intense devant ces paysages féeriques.

Le « cirque » de Bryce Canyon
Pour la suite du voyage nous avons décidé de ne pas refaire d’autres étapes en commun avec notre voyage de 2008 et pensons partir vers l’ouest (Oregon) après notre passage à Yellowstone la semaine prochaine. De plus faire de la route avec le camping-car est plus chaotique que nous le pensions, notamment pour Milan qui a du mal à dormir vue le niveau sonore du camion lorsque nous roulons. Nous allons devoir nous restreindre à de plus courtes étapes (maximum 5h) si on veut qu’il tienne la distance et ne soit pas trop dégoûté de la route. Bref des mois à préparer un parcours que nous allons chambouler tous les jours, ceux qui nous connaissent ne s’en étonneront pas…

Journal de Bord : Zion N.P.

Voilà trois jours que nous campons à Springdale au FerberRresort de Zion NP. C’est un camping bien sympa situé au bord de la Virgin River avec une petite piscine et une vue imprenable sur les montagnes rouges du parc qui entourent le site. 
Springdale est accessible via un shuttle (bus) gratuit puisque Zion est inaccessible aux voitures et on peut flâner dans les boutiques de sports et d’arts et faire quelques courses sans avoir à déplacer RV. C’est assez marrant de voir le mélange des genres, de la famille d’américain qui reste au camping toute la journée à faire des barbecues jusqu’au gars qui est pas là pour rigoler (camelback, barre de céréales et c’est partie pour 12h de grimpette). De notre côté on a pas mal flâné, fatigue du plus petit membre de l’équipe oblige, mais on s’est fait également une super rando : « Emerald pools trail ».

Au départ de Zion Lodge, on déambule au bord de la Virgin River entouré de pins et de petits écureuils, puis on arrive à la lower pool : cascade, jardins suspendus et brumisateurs géants. En grimpant un peu plus on atteint la middle pool puis la upper pool assez impressionnante avec ses falaises abruptes et ce bruit de ruissellement constant. Bien bien agréable tout ça et toujours avec la classe américaine : Rangers souriants, Shuttle gratuits qui vous posent devant les départs des trails, et la fameuse blague du sac à dos de Milan qu’on a déjà entendu une dizaine de fois « Could you carry me like this ? » Bref, notre entrée en matière dans les parcs nationaux nous donne très envie de découvrir la suite. Départ demain pour Bryce Canyon via Cedar City et la Dixie Forest.

Journal de Bord : Ma vie dedans Hervé le RV

Nous voilà donc à la découverte de notre tout nouveau mode de vie pour les 6 semaines à venir : Le camping-car (ou Recreational Vehicle ici, ou R.V., ou Motorhome, ou…).

 Nous qui pensions avoir un gros RV, il ressemble plutôt à une Twingo par rapport à ceux des locaux mais il faut reconnaître que c’est tout confort (surtout après des années de camping en tente) : Toilettes, douche, cuisine, frigo, table et banquettes, clim et chauffage, 165L d’eau embarqués, 3 jours d’autonomie,…
Bon il a fallu apprendre à nous en servir seuls puique nous avons eu en tout et pour tout 10min d’explications en Anglais avec le mec de Cruise America qui faisait une vanne à chaque fois qu’on posait une question. Mais ça va, à l’usage et avec un petit manuel c’est assez simple, facile à conduire malgré ses 3m sur 10m, et très pratique à connecter dans le camping (electricité, eau, évacuation).
Sur la photo de droite Julie a l’air concentrée mais en fait elle fait juste couler de l’eau depuis une bonbonne…
Niveau popote, on a le stricte nécessaire ce qui nous va très bien, 3 casseroles, une poêle et une passoire. On s’est quand même acheté une cafetière car le café lyophilisé pendant 6 semaines ça nous rappelle trop le boulot (cf : salut les cons qui bossent).Niveau nourriture on trouve à peu près tout à part du pain et du fromage (enfin on en trouve mais on manque de courage pour en manger). Les emplacements sont souvent équipés de barbecue(s) donc on ne devrait pas mourir de faim.Pour la douche c’est top également, sauf pour Milan qui est habitué au bain et qui a du mal à se faire au jet. En même temps étant donné qu’il passe son temps à jouer avec de la terre et du sable on ne lui laisse pas le choix.

A côté de son père, Le petit wingman vérifie que tout se passe bien et profite du paysage pendant que je bulle sur le canapé derrière lui.
On voit également en haut notre petit sarcophage lit qui ne laisse aucune place à l’acrobatie mais qui nous convient très bien. Au moins en cas de réveil en pleine nuit, tu te lèves et BIM tu te recouches dans de doux songes.
Pour finir, les routes sont bien agréables, on peut se faire de petites haltes photos sans trop de soucis et admirer l’immensité des paysages de l’Ouest américain. On se fait doubler par des poids lourds de trois à quatre remorques, par des picks-up et des Harleys et là on se dit que ça y est on est bien en Amérique !

 

Journal de Bord : Las Vegas

Que dire des ces quatre jours passés à Las Vegas : Le contraste !
Tout ce que nous avions aimé de cet endroit lors de notre voyage de 2008 (une des villes que nous avions préféré) nous apparaît aujourd’hui plus terne. Nous ne nous étions arrêté que quelques heures la dernière fois, avions été très impressionnés par les magnifiques extérieurs des hôtels, avions profité des adresses de standing et de leurs piscines (Bellagio), avions joué 3min aux machines à sous pour gagner 150$, et nous étions amusé de la débauche ambiante qui règne ici.
Cette fois nous nous retrouvons avec un enfant, à tenter de lui masquer cette même débauche, dans un hôtel vieillissant (Luxor) et sommes confrontés à l’arrière des façades, à savoir, des hordes de touristes qui mangent à « volonté » (ce mot prend tout son sens ici) des plats bien gras-gras et surtout qui boivent des litres et des litres de sodas et autres à toutes heures de la journée.
Ça c’était pour le coté négatif car on aura quand même bien profité de la piscine (importante quand il fait 43°c dehors) et des buffets histoire de se remettre du Jet-lag et commencer notre périple en pleine forme. Les buffets ouverts 24h/24 sont pratiques quand on vit la nuit, et économiques quand on peut manger matin, midi et soir pour 20€ par tête et par jour… et puis il faut bien que deux touristes mangent les haricots verts qui sont  dans le bac depuis le début de la semaine.
De plus lorsqu’on arrive après un voyage un peu dur en émotion (voir post précédent), 10h de décalage horaire et une valise en moins (avec tous nos travellers chèques dedans les gros malins !!!) il est quelques fois difficile de profiter instantanément ; on mettra donc cette impression négative de la ville sur le compte de notre mauvaise humeur post-aéronautique et on vous dira si ça fait pareil depuis le Wynn après quelques semaines en camping ! (ndlr : une simple visite du Bellagio aujourd’hui change déjà grandement l’impression d’ensemble et nous renvoie à notre visite de 2008)
Une chose est sûr c’est que Milan ne passe pas inaperçu ici, que ce soit auprès des mamies serveuses « Hey Awesome ! Hey Gorgeous ! Hey movie star ! Look at this laaaassshhh » ou des touristes : un américain du cru s’est bien fendu la poire en le voyant et nous a dit un truc du genre « Look at this child ! He is only two years old… I waited until my forty to go to Vegas !Voilà, on a pris ce qu’il y avait à prendre et on est très heureux de récupérer aujourd’hui notre camping-car pour aller retrouver l’authentique Amérique : les parcs, la nature, les grands espaces, les petites villes perdues, les barbecues… et commencer réellement nos vacances !