Monthly Archives: juillet 2011

Retour vers le futur

A un mois de notre départ, une petite vidéo de notre précédent voyage dans l’Ouest Americain en 2008 pour se redonner du courage :

Musiques
+ MIDNIGHT RIDER – The Allman Brothers Band (Idlewild South – 1970)
+ LONG NIGHTS – Eddie Vedder (Into The Wild – 2008)
+ RISE – Eddie Vedder (Into The Wild – 2008)
+ KEEP DRINKIN’ (You’re Still Ugly) – American Dog (Red, White, Black And Blue – 2003)

L’insomnie du « rentrer maison ! »

Quand on part voyager avec un enfant si petit on est en droit de se poser quelques questions voir même de ne pas arriver à trouver le sommeil, surtout quand on rentre dans la phase du « rentrer maison ».

Alors cette nuit, voici le scénario catastrophe qui m’a glacé le sang :
Monument Valley, deux trentenaires et leur adorable bambin admirent le coucher du soleil aux reflets rouges lorsque tout à coup, un cri retentit :
     – Rentrer maison !
Comme tout bon parent nous essayons de détourner l’attention :
     – Regarde Milan, le monsieur Indien Navajo te fait un signe!
     – Pas beau ! Rentrer maison !
     – Regarde l’écureuil là-bas !
     – Rentrerrrrrrr maaaaiiiiissssooonnnnn !!!!!!

Alors là bien sur, je pourrais lui expliquer que maman a sacrifié sa fulgurante carrière pour bien s’occuper de lui et que c’est le moment de lui rendre la pareille, ou même que d’autres enfants, à ce moment même, sont gardés par une nounou psychopathe ; mais malheureusement, Les enfants sont des punks et quand c’est non, c’est NOOOOOONNNNN!

Même si le notre est plutôt cool, nous nous sommes bien sûr préparés à cette éventualité et il est évident que partir avec un petit c’est aussi voyager autrement, s’adapter à ses humeurs et surtout devenir un petit peu meilleur pour détourner son attention.
Étant également assez en avance concernant la parole, je suis d’avance soulagée que l’on évolue dans un pays anglophone pour éviter l’embarra des « maman pas belle la dame, maman gros le monsieur ».

Turbulences à 30 000 pieds

Mon problème dans la vie c’est que j’aime bien voyager…mais que j’ai peur de l’avion, on m’a donc offert pour mes 30ans un stage anti-stress à l’aéroport de Grenoble (stage dispensé par la société Aeralp) afin de soigner cette petite phobie. Petit récit de la journée…
…Cadre plutôt sympa puisque mon instructeur est ancien pilote de ligne et formateur de pilotes de ligne aujourd’hui et que, puisque c’est un stage anti-stress, il a sorti le gros bi-moteur qui est l’avion qui se rapproche le plus des avions de ligne et sur lesquels les futurs pilotes sont formés… oui un pilote de ligne ne pilote jamais un avion de ligne avant d’avoir des passagers à l’arrière et 95% de la formation se fait sur simulateur !!!
Le stage anti-stress dure 3h : 1h de discussion et de bases du pilotage, 30 min de briefing autour et dans l’avion pour dompter la bête, 45 min de manœuvres au sol puisque qu’il n’y a qu’une piste à l’aéroport de Grenoble et qu’il faut donc se rajouter au trafic international et enfin 45 min en vol.
L’instructeur a fait le premier décollage seul direction lac de Paladru, une fois en croisière il m’a donné le manche en ligne droite (très compliqué de maintenir un avion droit alors qu’il peut se déplacer selon trois axes), demi-tour au dessus du lac (pareil, très compliqué sachant que le plus gros engin que j’ai jamais piloté jusque là est une Twingo), il m’a ensuite aligné l’avion sur la piste et m’a redonné le manche pour « essayer de viser la piste » (je savais bien que ma trigo de collège me servirait un jour), il a repris le manche trois secondes juste avant de toucher et me l’a rendu pour faire un « tour de piste » (décollage – tour – atterrissage) et là je dois dire que j’étais un peu seul au monde parce que faire décoller un avion lui faire faire un demi tour et le reposer bah c’est TRÈS DUR et quand la tour de contrôle te dit de te bouger parce que y’a un Airbus A320 devant et un derrière et ben tu fais pas ton malin du tout du tout. D’autant qu’on dirait pas mais ça avance à 320km/h ces petites choses et que t’as pas trop le temps de réfléchir en vol ! En bref c’était assez énorme à faire et les sensations sont plutôt excellentes même si j’avais l’impression de m’être fait passer dessus par un bus après seulement 45 min en l’air.

Ah oui, je précise quand même qu’après tout ça j’ai bien compris que c’était vraiment très compliqué de « conduire » un avion et que (d’après mon instructeur) les pilotes sont de moins en moins bien formés (pour des raisons économiques principalement) donc NON, je ne suis pas vraiment moins stressé, mais j’ai passé une superbe journée en revanche!

Pour ceux qui seraient encore sereins avec l’avion je vous propose une petite liste de chefs d’œuvres qui devrait vous faire changer d’avis.
Autrement pour les plus téméraires y’a ça !
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Bonnes Vacances !